L’Allameh a demandé à son ami Yussof Al Gharzawi qui avait parlé d’une extension du chiisme en Syrie, de prouver ses déclarations à l’aide de statistiques, et lui a déclaré dans un message, qu’en Syrie, non seulement il n’existait aucun programme de propagation du chiisme mais qu’au contraire on pouvait trouver des centaines de livres qui rejetaient les chiites de l’islam et les considéraient comme des polythéistes, « alors que nous prétendons vivre dans un monde où règne la liberté d’expression ».
« Le chiisme n’est rien d’autre que l’islam, les divergences entre chiites et sunnites, ne sont que de simples différences de point de vue comme cela existe dans les autres religions. Il faut éviter ces divergences et travailler au renforcement de l’unité, nous désirons un gouvernement islamique et coranique, à l’abri des querelles et des préjugés, et qui s’appuie sur l’union de tous les musulmans, pour pouvoir respecter et appliquer nos règles économiques, culturelles et politiques dans le monde de l’islam, et redonner aux musulmans le pouvoir qu’ils méritent », a-t-il déclaré.
Il a aussi rejeté les déclarations de Kadhafi, Président de Libye, sur le retour du pouvoir des Fatimides en Afrique, « cela n’est pas vrai, le gouvernement des Fatimides était un gouvernement comme les autres et aucunement un gouvernement chiite», a-t-il précisé.
« Le soutien de certains religieux à des groupes politiques est une cause de division entre les musulmans. J’ai demandé plusieurs fois aux religieux chiites et sunnites du Liban, de créer un centre commun pour y discuter, loin de tous préjugés, des questions juridiques et islamiques. Mais au lieu de travailler à l’unité, certains ne font que jeter de l’huile sur le feu et aggraver les problèmes qui touchent la communauté musulmane du Liban », a déclaré son Excellence.
Au sujet des relations entre l’Iran et les Etats-Unis, l’Allameh Fazlollah a déclaré que l’Iran était un pays puissant et industriel, qui avait fait ses preuves dans la technologie nucléaire et spatiale. « ce pays a aussi une position stratégique et des frontières importantes avec la Russie, l’Irak, la Turquie, le Pakistan et l’Afghanistan, et les pays du Golfe persique. Les grandes puissances sont obligées de compter avec l’Iran, même si elles ne le souhaitent pas.
A l’époque de Rice, ancienne ministre des Affaires étrangères, on parlait de politique modérée arabe et on entendait par là l’amitié avec Israël. Il n’est pas question de savoir qui est modéré ou non, la question est de savoir si ce sont eux qui doivent décider pour nous. A la conférence de Madrid, sur « la paix » entre Israël et les pays arabes, Israël a rejeté le dialogue avec les pays arabes présents à la réunion, et les efforts de ces pays pour la paix, et a remis le contrôle de la situation aux pays occidentaux et aux Nations Unies. Pour eux, les pays arabes se résument à l’Arabie saoudite, l’Egypte et la Syrie, sans tenir compte du monde arabe.
L’Iran a fait de grands efforts pour se rapprocher des pays arabes et spécialement des pays islamiques, et pour créer des relations, car les tensions ne sont pas dans l’intérêt des pays de la région. La nouvelle appellation du Golfe persique en Golfe arabe est une question historique, cette mer a toujours été appelée « Golfe persique », comme on parle de l’océan indien et de la mer arabe. A l’époque de l’Imam Khomeiny, chaque fois qu’il y avait des désaccords sur ce sujet, il disait « appelez-le le Golfe islamique », mais cela n’est pas entré dans les moeurs politiques. Ce qui importe est la qualité des relations entre l’Iran et les pays membres de l’association des pays du Golfe persique, qui se construisent sur la recherche du respect et des intérêts mutuels », a souligné l’Allameh Fazlollah qui a aussi fait allusion au message du Président iranien au roi du Bahreïn, et à la visite de Mottaki, ministre des Affaires étrangères, à Manameh.
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