Si la cérémonie de novembre dernier avait une forte valeur symbolique qu'il ne faut surtout pas négliger, le projet de mosquée et de centre culturel porté par Salah Merabti et toute la communauté islamique d'Indre-et-Loire est désormais entré dans sa phase concrète.
Premier acte: rendre constructible le terrain en composant avec des contraintes techniques «compliquées», de l'avis du concepteur de la mosquée, l'architecte tarbais Ben Laribi. A commencer par la géologie du site, situé en contrebas de l'avenue Charles-Bedeaux. Le sous-sol est composé de roche de tuffeau qui affleure à moins de deux mètres de la surface.
«Nous devons mettre en place des fondations spéciales, afin de supporter une plate-forme sur pilotis, sur laquelle sera édifiée le bâtiment», explique Ben Laribi. Et pour permettre aux engins d'avoir accès au chantier en toute sécurité, l'entreprise de travaux publics SNBTP, basée à Esvres-sur-Indre, est en train de «stabiliser» le terrain, ce qui passera par l'apport de 2.000 tonnes de pierre.
Si les financements suivent, il faudra de 24 à 26 mois pour achever un édifice présenté par ses concepteurs comme un «projet modèle» qui répondra, notamment, aux normes les plus pointues en matière de consommation d'énergie. Le calendrier des travaux dépend donc de la générosité des fidèles et Salah Merabti, le président de la communauté islamique d'Indre-et-Loire, compte sur eux pour répondre à l'appel. «Nous sommes heureux de voir ce chantier démarrer, se réjouit-il déjà. Cela fait si longtemps que nous travaillons sur ce dossier.»
Pour l'heure, il faut encore de l'imagination pour dessiner les contours d'un lieu de culte et de culture dont la surface hors d'œuvre nette(shon) sera de 3.000 m2 et dont les salles de prières pourront accueillir, au total, plus de 3.000 personnes.
Source: lanouvellerepublique.fr