A Nantes, la mosquée des Turcs prend tournure

9:41 - April 11, 2009
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France(IQNA)- La mosquée s'inscrit dans le cadre d'un centre culturel turc, qui comprendra dans un bâtiment attenant, café, épicerie et bibliothèque.
Elle ouvrira ses portes, si tout va bien, fin juillet. Mais d'ores et déjà, un fait saute aux yeux : sur le plan purement architectural, le Centre culturel des Turcs, porté par l'Association culturelle turque et conçu par le cabinet d'architecture In Situ, vaudra le détour.
Le centre comprend, outre la mosquée, un bâtiment attenant qui abritera un café turc, une petite épicerie et une bibliothèque. Sur la façade de la mosquée, des tailleurs de pierre, venus d'Anatolie, sont à pied d'oeuvre. Ils agrafent et scellent des pierres sculptées sur le mur de béton banché.
On retrouve ces mêmes pierres calcaires de Bayburth, en Turquie, à l'intérieur, dans le choeur et le prêche où officiera l'imam. En levant la tête, on reste bouche bée devant la beauté des enluminures de la coupole.
La salle de prière à deux niveaux (le rez-de-chaussée est réservé aux hommes, et le balcon aux femmes) sera recouverte de tapis qui viendront, comme la plupart des éléments de décoration, de Turquie. Un très gros luminaire à trois plateaux, équipés de lampes en forme de goutte, éclairera l'ensemble.
Retour dehors, les murs, à l'entrée, qui ne seront pas recouverts des pierres sculptées seront peints d'une couleur jaune d'or. Un carré sur un des pignons donne une idée de la tonalité. Juste au-dessus de l'entrée, seront posées des céramiques de couleur bleue. Bref, l'ensemble mariant différents tons ne passera pas inaperçu.
D'ici fin juillet, ce que verront en premier les nombreux automobilistes passant boulevard du Bâtonnier Cholet, ce sera le minaret culminant à 20 mètres. Sa construction démarre tout juste. Pour l'heure, n'apparaît que sa base, devant la façade principale de la mosquée.
«L'originalité, ici, commente Pierre Beillevaire, architecte au cabinet In Situ, c'est qu'il s'agit d'un vrai complexe. Il y a une pratique croisée entre le culte et le centre culturel.» «Tout le monde n'est pas pratiquant», rebondit d'ailleurs, Umit Demirel, secrétaire de l'Association culturelle turque de Nantes, qui regroupe 400 familles.
«On a cherché, poursuit Pierre Beillevaire, à ce que la mosquée ait du sens, ici à Nantes, pour la communauté turque locale. Ce n'est pas un plagiat de ce qui peut exister ailleurs, en Turquie ou en Allemagne par exemple.» «Chaque élément a été discuté avec l'association», complète Tangui Robert.
Source: Ouestfrance
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