Le Roi Mohammed VI a constamment veillé à faire prévaloir le message conciliateur et tolérant de l'Islam

13:47 - April 21, 2009
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Genève(IQNA)- Le Roi Mohammed VI, en Sa qualité de Commandeur des Croyants, a constamment veillé à faire prévaloir le message de l'Islam conciliateur, fraternel, tolérant et ouvert sur l'autre, a souligné, lundi à Genève, M.Abdelwahed Radi, ministre de la Justice, qui préside la délégation marocaine à la Conférence sur le racisme Durban II.
M. Radi, qui intervenait lors du débat de haut niveau, organisé dans le cadre de cette conférence, a ajouté que ce message repose sur la prééminence du dialogue, le respect mutuel.
La modération comme vertus pour renforcer le rapprochement amical entre les Nations et, partant, favoriser le règlement pacifique des différends, la paix, la stabilité et le bon voisinage.
Le ministre a rappelé, à ce propos, que depuis son accession à l'indépendance, le Maroc a opté pour l'économie de marché, le pluralisme politique et la décentralisation régionale, comme cadre d'organisation favorisant l'expression constitutionnelle de toutes les communautés, les régions et les sensibilités politiques, sociales et culturelles dans leur diversité.
La dynamique de réformes démocratiques visant la consolidation de l'Etat de droit et l'élargissement de l'espace des libertés et des droits de l'Homme, trouve son prolongement naturel dans la politique étrangère du Maroc, a fait remarquer M. Radi, précisant que cette politique est fondamentalement fondée sur les valeurs de la tolérance, de liberté, de coexistence et de dialogue entre les différentes cultures, religions et civilisations.
Il a rappelé, dans ce même contexte, les avancées considérables réalisées par le Maroc dans sa lutte contre le racisme, la discrimination raciale et l'intolérance religieuse, notamment à travers le processus de réformes institutionnelles et législatives engagées par le Royaume en vue de l'adaptation de sa législation interne avec les dispositions des instruments internationaux en la matière.
Il s'agit notamment, a-t-il expliqué, de l'incrimination de la discrimination dans le Code pénal marocain, l'interdiction de l'embauche ou le renvoi fondé sur la discrimination et l'interdiction de la création d'associations ou d'institutions basées sur la discrimination.
Parallèlement à l'aménagement de la législation nationale, a-t-il poursuivi, des actions opérationnelles ont été entreprises dans le domaine de la formation et l'éducation aux droits de l'Homme et la sensibilisation du personnel et des agents d'autorité pour l'accomplissement de leurs missions.
M. Radi a, d'autre part, fait savoir que la Conférence Mondiale contre le Racisme tenue à Durban (Afrique du Sud) en 2001, a été un sursaut de la communauté internationale contre le fléau du racisme qui a traversé les siècles et permis de jeter la base d'une coopération internationale pour lutter collectivement contre le racisme sous toutes ses formes ainsi que son impact sur la pleine jouissance des droits de l'Homme dans le monde.
Le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée sont des manifestations aux multiples racines. Selon le ministre, elles transcendent les frontières et ne sont pas le propre d'un pays ou d'un groupe, et c'est pourquoi a-t-il insisté, elles appellent une démarche universelle, globale, responsable et solidaire, et des actions nationales à la hauteur des défis qu'ils imposent.
Il a à cet égard souligné l'obligation pour les différents pays de faire de la réunion de Genève plus qu'une Conférence d'examen, un rendez-vous avec l'histoire afin de réaffirmer avec force notre alliance contre le racisme sous toutes ses formes et dans toutes les parties du monde.
M. Radi a affirmé que le racisme sous toutes ses formes personnifie la violation extrême des droits humains et l'atteinte la plus grave à la dignité de l'Homme, ajoutant que c'est la raison pour laquelle la Conférence de Durban avait fait de ce phénomène une préoccupation mondiale et mobilisé la conscience universelle pour le combattre et l'éradiquer.
Le ministre a fait remarquer que la Déclaration et le Plan d'action de Durban, adopté par consensus à cette occasion, représentent une feuille de route dans l'action de la communauté internationale contre le racisme.
Il a signalé que plus qu'en 2001, la communauté internationale est aujourd'hui interpellée pour renforcer les arsenaux juridiques internationaux et nationaux ainsi que la coopération intergouvernementale pour faire échec à l'avancée du racisme et la discrimination raciale, car depuis Durban I (2001), "notre planète a connu des événements tragiques et condamnables", évoquant les attaques terroristes du 11 septembre, la poussée de xénophobie dans plusieurs pays, la montée des sentiments d'intolérance religieuse et l'extrémisme dans d'autres.
Durant cette même période, a relevé M. Radi, les chances de la paix au Moyen Orient ont reculés face à la guerre et à la violence, soulignant, à cet égard, que le Roi Mohammed VI a constamment plaidé auprès de la communauté internationale en faveur de "l'instauration d'un Etat palestinien indépendant, souverain, viable à tous les niveau, ayant pour capitale Al-Qods Asharif et vivant dans la concorde et la paix avec tous ses voisins".
Dans ce contexte, a expliqué le responsable marocain, le Souverain, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods Asharif, n'a cessé d'alerter la communauté internationale sur les dangers qui guettent la ville sainte, précisant que le Roi a adressé, en mars dernier, des messages aux Chefs d'Etat et de Gouvernement des cinq pays membres du Conseil de Sécurité, au Secrétaire Général de l'ONU et au Pape Benoît XVI, pour les appeler à intercéder auprès des autorités d'occupation israéliennes afin de "préserver le cachet particulier de cette ville sainte, d'en protéger les monuments spirituels qui symbolisent la coexistence des adeptes des religions monothéistes célestes, et d'annuler tous les plans visant à en modifier la structure démographique et architecturale".
M. Radi a, par ailleurs, relevé, avec grande préoccupation la récurrence d'actes et de manifestations d'intolérance religieuse, alors même que toutes les religions consacrent le respect de la dignité humaine et sont fondatrice des valeurs universelles qui doivent présider à la coexistence entre les peuples, les sociétés et les groupes.
Il a rappelé, à cet égard, que le Roi Mohammed VI, avait mis en garde dans son discours adressé le 12 mars 2009 à la Fondation des Trois Cultures et des Trois Religions de la Méditerranée à Seville, en Espagne, que "la crise économique et financière mondiale, chaque jour plus préoccupante, accentue toutes ces fragilités et fait renaître les risques d'exclusion, d'ostracisme, d'islamophobie et d'antisémitisme, dont on perçoit trop souvent, et un peu partout dans le monde, les signes inquiétants, rétrogrades et avant-coureurs".
Pour toutes ces raisons, a insisté M. Radi, la communauté internationale est appelée à redoubler d'efforts pour faire face à ces atteintes à la dignité humaine et lutter contre toutes les formes de discrimination raciale, d'extrémismes et les stéréotypes alimentant les discours haineux, avec leurs effets négatifs sur le plein exercice des droits de l'Homme.
Il a, de même, souligné que les progrès réalisés par la communauté internationale en matière de promotion et de protection des droits de l'Homme doivent être protégés d'abord contre l'oubli et ensuite contre l'instrumentalisation, les mauvaises interprétations et les pensées à sens uniques.
Source: MAP
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