Omran Al Zahabi, juriste international syrien et professeur de droit international à l’université de Damas, lors d’un entretien avec l’Agence internationale de presse coranique(IQNA), a déclaré que la réunion des procureurs généraux des pays islamiques qui a réuni des spécialistes juridiques et permis un dialogue et de riches échanges, a été très fructueuse.
Omran Al Zahabi a déclaré qu’en utilisant les systèmes juridiques nationaux de plus de quarante pays, il était possible d’entamer un recours en justice contre les responsables des crimes de guerre perpétrés lors de l’attaque contre la Bande de Gaza. «Tous les gens qui ont accepté les règlements du tribunal mondial et en ont signé la charte, doivent se retirer de cette association qui n’a pas réagi pendant les 22 jours d’agression contre Gaza», a-t-il dit.
Ce juriste syrien a accueilli la proposition de la République islamique d’Iran sur la création d’un centre juridique avec la participation des pays arabes et islamiques, chargé d’organiser le procès des criminels sionistes.
«Nous pouvons élargir cette association aux pays non islamiques qui sont contre la politique raciste du régime sioniste et des Etats-unis, comme la Colombie, la Bolivie et d’autres pays d’Amérique latine. Cette association sera une association indépendante constituée des représentants des pays libres. Les responsables de ces activités juridiques ne doivent pas se limiter à des plaintes contre l’agression du régime sioniste dans la Bande de Gaza.
Les démarches contre les criminels de guerre sionistes devront utiliser tous les moyens possibles et passer par le tribunal pénal international, les tribunaux spécialisés et les tribunaux régionaux en accord avec le TPI. Malheureusement les tribunaux internationaux sont des impasses. La poursuite des responsables du régime sioniste n’aboutit à rien, les activités de ces tribunaux doivent être examinées par les juristes musulmans et indépendants et les organisations internationales doivent agir avec plus de précision», a-t-il déclaré.
Ce juriste syrien a critiqué les organisations qui ont prétendu que les responsabilités, lors du conflit de Gaza, étaient partagées entre Israël et la Palestine, et a déclaré que ces conclusions étaient illogiques du point de vue juridique, politique et médiatique. «Les sionistes ont utilisé la force et des armes prohibées, et violé tous les règlements internationaux dans cette agression», a-t-il précisé.
Omran Al Zahabi a prévenu les médias et les milieux politiques, que ces associations internationales au nom de la défense des droits de l’homme, tentaient d’introduire des nouvelles définitions pour porter atteinte à la résistance et défendre les crimes des occupants israéliens.
Plus de 200 spécialistes juridiques ont participé à cette réunion des Procureurs généraux des pays islamiques, organisée à Téhéran les 20 et 21 avril 2009, pour l’élaboration de mesures juridiques contre les crimes de guerre des dirigeants sionistes, dans la bande de Gaza.
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