
Selon arabi21, un document interne a révélé que l'Union européenne envisage d'imposer des sanctions à plusieurs ministres israéliens, en particulier Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité intérieure, en raison de mauvais traitements infligés aux activistes du « Flottille de la liberté » se dirigeant vers Gaza.
Selon Bloomberg, des observateurs qualifient cette initiative de « première du genre » contre les ministres du gouvernement Netanyahu, ouvrant potentiellement la voie à des sanctions européennes plus larges.
Le projet de résolution, qui sera discuté lors d'une réunion de l'Union européenne prévue les 18 et 19 juin, critique sévèrement le traitement des activistes après la saisie de la flottille mondiale en eaux internationales. Ce projet appelle également à poursuivre les actions restrictives contre les ministres extrémistes incitant à des violations des droits humains.
La controverse a été exacerbée par une vidéo publiée par Ben Gvir montrant un comportement violent à l'égard des activistes essayant d'apporter de l'aide à Gaza.
L'Italie a été le premier pays à agir officiellement, demandant à Josep Borrell, le Haut Représentant de l'UE pour les affaires étrangères, d'inscrire le nom de Ben Gvir à l'ordre du jour. Elle a été suivie par la France et l'Espagne, qui ont également appelé à des sanctions strictes, y compris une interdiction de voyage pour Ben Gvir et d'autres ministres israéliens.
Cependant, la République tchèque a déclaré qu'elle bloquerait toute sanction contre les ministres israéliens, réaffirmant son soutien traditionnel à Tel Aviv. Cette position pourrait constituer un obstacle à l'adoption des sanctions, car un seul veto suffit à stopper la résolution. D'autres pays comme la Bulgarie, la Hongrie et la Roumanie n'ont pas encore clarifié leur position.
Les experts estiment que les dirigeants européens et même le régime israélien mettent en avant Ben Gvir pour minimiser les violations des droits humains en Israël. En condamnant publiquement un individu, ils cherchent à éviter de reconnaître la nature systématique et étendue de ces violations. En réalité, ces condamnations semblent davantage destinées à dissimuler un problème fondamental qu'à promouvoir les droits humains.
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