L’Algérie appelle à des actions diplomatiques pour la question palestinienne

14:50 - May 02, 2009
Code de l'info: 1772610
Algérie(IQNA)- L’Algérie a appelé jeudi à La Havane(Cuba) le Mouvement des pays non-alignés, à propos de la Palestine, à une riposte diplomatique et des actions à la mesure de la brutalité de l'occupation israélienne et de l'étendue du drame vécu par le peuple palestinien.
"Des actions qui auraient pour objectifs et mérite de dessiner les contours d'une riposte diplomatique dont le Mouvement des pays non-alignés devrait être le fer de lance aux côtés de la Ligue arabe et de l'Organisation de la conférence islamique", a indiqué le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel, lors d'une intervention à la réunion ministérielle du Comité des pays non-alignés sur la Palestine.
Pour M. Messahel, les actions à déployer dans ce contexte pourraient se décliner autour de trois démarches, dont le soutien aux initiatives en cours pour mettre un terme à l'impunité dont bénéficie l'occupant israélien.
"Ce soutien est justifié par les faits dont le monde entier a été témoin, tout au long de l'agression contre Gaza, et qui ont révélé l'ampleur des délires de la machine de guerre israélienne mise, une fois de plus, au service de la haine et du mépris de la population palestinienne", a-t-il dit.
"Ce soutien est d'autant plus nécessaire que l'opinion publique internationale a relevé, preuves à l'appui, la violation systématique par Israël de toutes les normes du droit international humanitaire", a-t-il ajouté, affirmant que "des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ont été ainsi commis comme ont pu le constater de nombreuses organisations internationales et intergouvernementales".
Il a souligné l'importance que la lutte contre l'impunité, ne devant souffrir d'aucune exception, revête ici, comme ailleurs, "le statut d'une exigence morale et politique et d'un devoir de justice envers les victimes de la barbarie israélienne". "Notre comité doit également se mobiliser pour faire en sorte que le travail d'investigation en cours aboutisse et ses conclusions mises en œuvre", a poursuivi le ministre qui se réfère à la mission dévolue à la Commission d'enquête créée par le secrétaire général de l'ONU et à la commission d'établissement des faits décidée par le Conseil des droits de l'homme. M. Messahel a, par ailleurs, qualifié de "troublante", la "passivité" dont a fait preuve le Conseil de sécurité à l'égard du drame palestinien.
"La politique de deux poids, deux mesures qui tend à s'ériger en règle au sein du Conseil lorsqu'il s'agit du problème palestinien, est inacceptable", a-t-il martelé. "Le Conseil ne peut continuer à brandir ailleurs le chapitre VII de la Charte et la saisine de la Cour pénale internationale au nom de la lutte contre l'impunité et de la protection des civils et se murer, en même temps, dans un silence complaisant face aux massacres des civils palestiniens", a-t-il encore ajouté.
La deuxième démarche, pour le ministre, devrait porter sur la situation humanitaire désastreuse du peuple palestinien, et les habitants de Gaza en particulier. Il a appelé, dans ce sens, le Mouvement à entreprendre quelques actions concrètes pour alléger les souffrances des populations palestiniennes, en exigeant d'abord la levée du blocus qui étouffe Gaza et en contribuant, ensuite, à l'effort de reconstruction des infrastructures qui ont été la cible de la dernière agression israélienne.
"Il est temps, enfin, que le blocus israélien, qui constitue un crime de guerre en vertu du droit pénal international, soit qualifié et traité comme tel”, a-t-il ajouté. M. Messahel a souligné que la troisième démarche devrait tendre à multiplier les efforts dans le sens de la relance du processus de paix “qui se trouve fortement fragilisé, à la fois par la persistance de la politique sioniste d'occupation et d'agression et par le refus de certaines puissances de décider de mesures contraignantes contre Israël”. “De fait, a-t-il dit, les perspectives de paix, qui étaient déjà lointaines, se sont davantage éloignées depuis le retour au pouvoir des dirigeants de la droite israélienne.
Des dirigeants qui n'ont jamais fait mystère de leur hostilité à l'égard de ce processus et qui, tout récemment encore, ont pris le pari tout aussi extrême que dangereux de le dénoncer”, a-t-il affirmé. “A cela s'ajoute l'absence de toute pression sérieuse et décisive du Quartette sur Israël pour l'amener à honorer les engagements qu'il a contractés dans le cadre de la feuille de route, ou à répondre positivement à l'initiative de paix arabe”, a-t-il indiqué.
M. Messahel a souligné aussi l'importance que le Mouvement des pays non-alignés “mette son autorité morale et son poids politique au service d'une authentique reprise des négociations qui auraient pour référent inaltérable la légalité internationale et pour objectif incontournable un Etat pour les Palestiniens, afin que soient possibles la paix et la sécurité pour tous”.
Source: EL MOUDJAHID
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