Les pays du Golfe devraient, grâce au pétrole, passer très facilement la crise et seront (avec la Chine) les bailleurs de fonds du monde ; or ils choisissent de plus en plus souvent la finance islamique afin de gérer leurs avoirs.
Les banques historiques telles que Qatar Islamic Bank, Kuweit Finance House ou Dubai Islamic Bank ont toutes affiché des résultats plus que positifs en 2008. Elles sont donc dans une situation très favorable pour attaquer de nouveaux marchés et engager des relations commerciales et financières durables.
Les banques islamiques n’avaient pas de produits dérivés à leurs actifs, ce qui les a préservées d’une chute brutale de leurs avoirs et bien sûr de leur cours en bourse. Toutefois, il existe aussi la réalité d’une économie mondiale dominée par une finance que tout remet en cause aujourd’hui. Les banques islamiques sont touchées par la chute de l’immobilier qui est un de leurs investissements favoris. La chute de la demande mondiale va toucher les entreprises dans lesquelles elle sont investisseurs, etc.
Aujourd’hui, la finance islamique fait partie du paysage économique mondial et, en tant qu’acteur, elle en subit les soubresauts. Les interactions et les interdépendances sont nombreuses et complexes ; c’est pourquoi il est encore prématuré de juger la finance islamique sur des critères exogènes et qui ne peuvent s’appliquer pleinement.
Il est cependant vrai que deux arguments de choc devraient lui permettre de connaître une croissance forte ces prochaines années : tout d’abord, compte tenu de son organisation, la finance islamique bénéficie d’une élasticité qui amortit les effets négatifs de la crise et doit donc rassurer les investisseurs.
Aujourd’hui, l’Afrique et les autres régions en développement tel que l’Amérique latine ou l’Asie du sud peuvent être de fort relais de croissance. Il faut y soutenir la consommation. La finance Islamique a une carte à jouer. L’Afrique ne doit pas rester à l’écart de cette nouvelle industrie financière.
Il serait tout de même aberrant de voir des banques islamiques investir en Afrique à travers leur filiale en Europe, or c’est ce qu’il risque d’arriver si les Africains ne font pas le nécessaire pour adapter leur cadre réglementaire et montrer des signes positifs pour leur accueil.
Source: webmanagercenter