"Les Tablettes de Mamadou Wade", c’est le titre de l’expo que présente le plasticien du même nom, à la Galerie Nationale.
Sur les cimaises de la galerie nationale ou simplement suspendues, est présentée une quarantaine de tablettes aux couleurs chatoyantes, froides. Ces œuvres sont signées du plasticien sénégalais Mamadou Wade.
Le créateur se réapproprie le support d’apprentissage du Coran. Sauf que là, les Ecritures saintes ont disparu; Elles cèdent la place à des caractères graphiques, à des coupures de presse ou des objets sculptés. Ainsi Wade opère une rupture avec le support en s’intéressant uniquement au contenant, les tablettes; même si quelques œuvres gardent un format classique.
Dans l’enceinte de la galerie, l’artiste récrée le décor d’une école coranique. Sur un tas de sable, des fagots de bois entourent des débris de miroir qui scintillent, rappelant le feu. Ce feu qui, le soir, illumine l’espace éducatif où les apprenants récitent leurs versets. ‘Cela me rappelle mon enfance, chez mon oncle à Gandiol où j’ai été talibé’, évoque l’artiste, sur un ton nostalgique.
Né à Mékhé (Thiès) en 1944, Mamadou Wade fait partie de la première génération de plasticiens sénégalais sortis de l’Ecole nationale des Arts de Dakar (Ena), anciennement Maison des arts de la Fédération du Mali. Il est aussi un ancien formateur à la Manufacture des arts décoratifs de Thiès.
L’expo de ‘Pa Wade’, comme l’appellent affectueusement les pensionnaires du Village des Arts à Dakar, où il tient son atelier, est visible jusqu’au 27 mai prochain.
Source: walf.sn