Selon l'agence de presse Mehr, citant le quotidien turc Zaman, organisée par l'organisation turque des affaires religieuses, cette réunion a mis en évidence que l’islam est la religion de la paix, en dépit des abus de certains musulmans qui ne la suivent pas correctement.
Lors d'un discours prononcé devant les chefs religieux lors des cérémonies d'ouverture du Conseil Islamique de l'Eurasie, le premier ministre turc a affirmé : "On ne peut pas imaginer un homme dévoué adorant le Seigneur, assassiner un autre pour toute raison qu'elle soit."
De même, faisant allusion au massacre tragique de 44 personnes dont des femmes et des enfants à Marin en Turquie, il a souligné : "Cet événement ne peut pleinement être justifié. Nous ne pouvons absolument pas comprendre les événements survenus en Afghanistan et en Irak. Par conséquent, comment pouvons-nous expliquer ces événements. Ce conseil doit trouver des réponses à ces questions."
Faisant allusion à ce que les différends dus aux sectarismes conduisent aux vives divisions et au sang versé, Erdogan a indiqué : "Les sectes ne doivent pas nous éloigner les uns des autres. Elles ne sont que la manifestation de petits différends. Si nous soulignons ces petits différents, nous nous trouverons au milieu de conflits religieux et nous devons en payer les lourds tributs."
Erdogan a précisé : "Ce conseil a annoncé en pleine confiance que l'islamophobie est un crime contre l'humanité."
"L'islamophobie est un crime contre l'humanité et toute politique s'appuyant sur celui-ci est erronée et destructive. J'essaie personnellement que les milieux internationaux comprennent cette importante question", a-t-il conclu.
Pour sa part, Bardakoglu a affirmé que cette réunion s'était concentrée sur la reproduction du savoir religieux et de son renouveau.
Il a ajouté : "Au cours du siècle écoulé, des idéologies hérétiques et d'autres idéologies et mentalités formées en Eurasie ont abouti à la fermeture des enseignements religieux, à la privation des organisations religieuses de leurs biens, à la rupture avec le passé et à l'agression des étrangers contre l'héritage religieux."