Dans le but notamment de capter les ressources arabes des pays du golfe, le pays est engagé à amener les banques à ouvrir un guichet islamique, à côté du guichet classique suivant lequel elles opéraient jusque-là, a expliqué le ministre d'Etat Lual A.Deng.
"En matière économique, tout est question de choix", a dit l'officiel soudanais qui participait le même jour à une table-ronde axée sur le thème: "Crise financière et Etats fragiles". La rencontre s'inscrit dans le cadre des 44ème assemblée annuelle de la Banque africaine de développement.
"Nous nous rendons compte que le secteur privé sera la voie de sortie" de la crise, a-t-il déclaré, en expliquant que l'idée consiste à utiliser les instruments de la finance islamique qui bannit les taux d'intérêt pour accéder à davantage de ressources.
Selon lui, le Soudan qui fait face à la faiblesse de ses institutions de gouvernance économique n'a en plus détecté "suffisamment tôt" qu'il a un problème de dépendance au pétrole qui représente 95% des exportations.
"Nous avons pâti de la chute du cours du pétrole", ce qui a "énormément" pesé sur le budget qui a enregistré un déficit de l'ordre de 4,5 pour cent, alors que le sud Soudan dépend à 95 % des recettes pétrolières. Des groupes rebelles opèrent dans cette région qui est cependant en passe d'être pacifié avec la signature d'un accord de paix avec certaines factions.
La chute des investissements directs étrangers, combinée à celle des recettes pétrolières et des envois des expatriés vivant notamment dans les pays arabes du Golfe a considérablement réduit les recettes du pays, selon le ministre d'Etat soudanais.
"En fin mars, nos réserves ne couvent que l'équivalent de deux semaines d'importation", ce qui a obligé les pouvoirs publics à recourir à un certain nombre de mesures, a précisé le ministre soudanais des Finances et de l'Economie nationale.
Source: APS