"Cette résurgence du débat est inattendue, elle montre cependant qu'il y a une intolérance à l'égard des femmes vêtues comme ça, mais celles-ci s'habillent de cette façon pour exprimer un libre choix oppositionnel face à la réprobation, pour exprimer leur hyper-identité musulmane", estime le recteur Boubakeur.
"Le port du hijab, ajoute-t-il, marque un retour vers le passé de l'islam, conformément à la vision des fondamentalistes et de leurs prédicateurs radicaux".
Dalil Boubakeur lui-même se présente comme membre d'un islam "plus humaniste, tolérant et ouvert" dont les théologiens, les savants et les philosophes ont "beaucoup apporté à l'humanité".
Il se dit partisan d'un "islam du juste milieu" et estime que "la communauté musulmane doit vivre avec son temps et s'adapter à l'espace public où elle vit" ajoutant que la France est "terre d'intégration, laïque et non communautaire".
Le Coran dit que les femmes doivent être vêtues de façon à "préserver leur chasteté", ajoute Dalil Boubakeur précisant que les burqas, hidjabs ou tchadors sont des traditions vestimentaires régionales antérieures au Coran.
Source: AFP