Il a insisté sur l’importance de la promotion de l’enseignement de la religion à l’école afin de mieux vivre l’altérité et de se mettre à l’abri de l’intolérance et de la haine qui gagnrènent le monde actuel.
Ce colloque, qui se termine aujourd’hui, est organisé en partenariat entre la Fondation Konrad Adenauer, l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) et l’Association sénégalaise de coopération décentralisée (Asecod).
Le dialogue interreligieux est un sujet qui passionne aujourd’hui le monde, particulièrement dans un contexte où des actes de violences et des manifestations intégristes ont été développés autour du fait religieux.
La religion est un facteur de rapprochement des peuples si l’on se fonde sur les enseignements des textes sacrés des religions révélées(Judaïsme, Christianisme, Islam), mais aussi sur toutes les religions du monde.
En fait, il faut traduire en actes le dialogue interreligieux et particulièrement dans le milieu des jeunes qui sont à la fois forts et vulnérables, a soutenu la représentante du Recteur de l’Ucad. Il faut passer aux actes concrets, promouvoir l’enseignement de la religion à l’école afin de se mettre à l’abri de l’intolérance et de la haine.
Ce colloque a prévu trois panels animés par des universitaires et des religieux. Le premier s’est penché, hier, sur «les fondements du dialogue interreligieux» avec les conférenciers abbé Léon Diouf, vicaire épiscopal chargé du secrétariat épiscopal, de la pastorale sociale et religieuse (archidiocèse de Dakar) traitant du sujet «Bases religieuses et théologiques», d’une part, et le Rabbin Dov Maimon qui a parlé des «autres déterminants socioculturels et contemporains».
«Quand les hommes religieux ont échoué dans leur mission d’inculquer les préceptes de la religion aux hommes, il faut désormais tout faire pour éduquer nos jeunes, amener nos communautés(religieuses) à se connaître et tout en s’enracinant dans son identité, s’ouvrir également à l’autre», soutient le Rabbin Dov Maimon, expert en théologie juive, spécialiste du dialogue interreligieux, professeur d’université venu spécialement à Dakar pour ce colloque.
Il a estimé, comme certains intervenants au débat, qu’il faut dans le dialogue «pouvoir se dire tout et en particulier ce qui ne va pas». L’abbé Léon Diouf invite d’ailleurs à vivre le dialogue interreligieux sous différentes formes, dans un esprit de partage, à travers un dialogue intellectuel qui n’évacue pas la réflexion critique, mais aussi par un dialogue existentiel dans lequel les hommes peuvent s’enrichir mutuellement.
A part le deuxième panel présenté, hier après midi, sur «l’arrière-plan socioreligieux et les décisions des pouvoirs publics», un troisième panel s’ouvre ce matin sur le sujet «Religion et développement humain». Il sera introduit avec le sujet «religion et droits humains» par le Pr. Abdoul Aziz Kébé et «religion et environnement» par Issa Laye Thiaw, chercheur en science sociale.
Source: lesoleil