L’orateur s’est ensuite étendu au rôle des mosquées qu’il juge comme prééminent. La mosquée a un rôle sur le plan de la foi. C’est aussi un lieu de rassemblement pour les croyants. Le musulman doit être imbu de sa culture des traditions qui y sont liées. C’est cela la philosophie que l’on tire de l’activité de la mosquée. L’individu aspire à plus d’indépendance, plus de liberté et vivre sa religion avec beaucoup de sérénité.
Evoquant le dossier de la zakat, depuis six ans, note le ministre, la mosquée a ouvert le Fonds de la zakat. C’est très vite devenu un fonds destiné à soutenir les actions les plus nobles, notamment à caractère économique et pas seulement social. M. Ghlamallah Bouabdellah souligne que les gens y contribuent de façon notable à alimenter ce Fonds. C’est la preuve que l’amour du prochain, l’aide aux plus démunis reste profondément ancrée dans le comportement des gens. La colonisation a bien essayé de briser cette communion ente croyants, mais on sait qu’elle a lamentablement échoué.
L’orateur affirme que l’on a réalisé le travail qu’il fallait pour convaincre les croyants que la distribution du produit de la zakat allait à ceux qui en avaient le plus besoin. Le ministre assure que les choses vont dans le bon sens. De toute façon, l’argent ne transite par aucune main. La zakat, c’est un compte. Elle est répartie en fonction des besoins. La conduite adoptée inspire la confiance, se réjouit le ministre. On en avait bien besoin ainsi que de la coopération des citoyens.
Pour les biens waqfs, le ministre a rappelé que la colonisation a fait main basse sur tous les biens wakfs. Or, les 2/3 du foncier sont des biens wakfs. M. Ghlamallah Bouabdellah a rappelé que l’Algérie a fait appel à la réglementation pour régler les situations contentieuses ou pouvant prêter à confusion. Le montant de ces biens équivaut à 10 milliards.
Le ministre relève que l’effort d’assainissement de ces biens doit être général et pas seulement celui consenti par le ministère des Affaires religieuses. Cette notion de waqfs est importante pour beaucoup, car l’Algérien est très lié à la tradition. Le donateur du bien ou ses héritiers doivent être ressortis. Cela paraît bien sûr difficile de faire la différence aujourd’hui entre un bien domicilié au sein des services des domaines et les waqfs.
De toute façon, le bénéficiaire est toujours un Algérien. L’essentiel est que le don est fait au nom d’Allah, qui répandra de ses bienfaits le donateur. Il reste cependant un long chemin à parcourir pour aboutir à l’assainissement de ces biens.
S’agissant de formation à travers une question posée dans le débat, ce qui nous importe, affirme l’orateur, c’est que le discours religieux s’amplifie et soit pris en main par des jeunes dotés de compétences en la matière.
A propos du hadj et de l’épidémie de grippe porcine qui sévit à travers le monde, risquant de compromettre la campagne de la omra et plus tard du hadj, le ministre relève que les autorités algériennes ont décidé de ne pas agir en solo mais de suivre les recommandations de l’Organisation mondiale islamique (OCI). Il y aura un encadrement approprié du hadj, un personnel pour veiller sur le bien-être des pèlerins.
L’encadrement est là pour ouvrir les portes, non pour les fermer, c’est-à-dire qu’il est à l’entière disposition des pèlerins. Le ministre s’étonne qu’à chaque événement, il y ait une agitation. Dans d’autres pays, il y a de grands rassemblements à l’occasion d’événements particuliers nationaux ou à caractère religieux, on n’a jamais noté une telle frénésie dans les comportements.
Questionné sur le nombre de hadji pour la prochaine campagne, le ministre a donné le chiffre de 36.000 personnes pour le hadj et 100.000 pour la Omra.
A propos de la situation des musulmans dans le monde notamment dans les pays où ils constituent des minorités, pourquoi parler, avoue le ministre, de certains pays et pas des autres, en France, aux Etats-Unis par exemple, les atteintes à la liberté de conscience, les situations d’enfermement que rencontrent les musulmans.
Source: elmoudjahid