Des délégations venues de l'État du Michigan aux États-Unis, du Nigeria, du Tchad, du Sénégal, de la Mauritanie, de Côte d'Ivoire, du Niger, du Burkina Faso, de l'Algérie et de la Guinée sont au rendez-vous.
La rencontre a été organisée par l'Association malienne pour la paix et le salut (AMPS) avec les concours des ambassades du Danemark et des Etats-Unis dans notre pays. Bamako avait abrité une première rencontre du genre en août dernier.
Dans une communication intitulée "la voie musulmane de la tolérance religieuse, essai d'application dans le dialogue interreligieux", le président de l'AMPS, l’imam El Hadji Mahamadou Diallo a indiqué qu'en tant que révélation divine, l'islam est une religion monothéiste qui enseigne la vérité spirituelle, l'amour, la fraternité, la justice sociale. Elle est ouverte à toutes les races, à tous les peuples sans distinction, aux hommes et aux femmes de tous les temps.
Abordant le thème de la rencontre, le leader religieux a indiqué que le Saint Coran a suffisamment mis en relief la spécificité du message universel de liberté, d'égalité, de fraternité, de charité et même de paix entre les hommes et les nations. Ceci exige à priori la soumission inconditionnelle de l'homme à Dieu et son total abandon à sa volonté.
"Pour développer de bonnes relations entre nos religions, nous devons nous appuyer sur nos propres réalités socio-économiques sans importer les modèles d'intolérance développés ailleurs", a-t-il prôné. Le dialogue interreligieux est donc le cadre approprié pour la connaissance réciproque des créatures de Dieu.
Nous devons combattre l'ignorance qui empêche le musulman d'imiter les actes du Prophète Mohamed (SAWA) qui s'est un jour levé pour respecter le passage du cortège funèbre d'un juif malgré la réticence des siens. D'ailleurs, a poursuivi le président de l’AMPS, à l’occasion des dernières élections communales, le Haut conseil islamique a accepté de désigner un chrétien comme représentant de toutes les confessions religieuses du pays au niveau de la CENI. Cela montre qu'au Mali la collaboration et la coexistence des religions est une réalité bien que le pourcentage des chrétiens dans la population soit très faible.
Jean Marie Traoré de l'église catholique et Daniel Coulibaly de l'église protestante ont tous souligné la portée de ce point de vue en expliquant que sans paix, il n y'a pas de développement.
Pour le président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, le dialogue interreligieux est nécessaire dans un monde qui se dit globalisé. « Les religions peuvent être un facteur décisif d'entente dans le cadre d'un dialogue fécond et permanent. Le Mali a réussi à faire l'économie de beaucoup de conflits grâce au dialogue interreligieux qui peut également être un facteur de sécurité », a-t-il relevé.
L'objectif majeur de dialogue islamo-chrétien est de contribuer à faire régner un climat de tolérance, de cohabitation pacifique en multipliant des espaces et occasions d'échanges entre les membres des deux religions monothéistes.
Source: essor