Le jeûne du Ramadan, une thérapeutique naturelle

15:47 - August 23, 2009
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Afrique(IQNA)- «Le jeûne, une thérapeutique naturelle», c’est le titre original d’un ouvrage présentant quelques bienfaits organiques du jeûne, à la lumière de la Science médicale.
Premier essai du genre, en Afrique francophone, à avoir poussé si loin les investigations sur les avantages médicaux du jeûne, l’auteur, Mame Moctar Guèye, y met en exergue les changements physiologiques et les variations biochimiques induits par la pratique du jeûne, ainsi que leurs répercutions positives sur le psychisme.
Ce travail d’exploration sur le 4e pilier de l’Islam a conduit son auteur à compulser de volumineuses conclusions de recherches scientifiques, notamment à l’Institut Islamique de Bruxelles, à rencontrer de nombreux médecins, nutritionnistes, hygiénistes, naturopathes, ayur-védistes (de la médecine traditionnelle indienne), en France, en Belgique et en Suisse.
Des praticiens qui, en appoint au traitement médical classique, prescrivent la pratique du jeûne pour juguler nombre de pathologies. Récemment revu et enrichi, en vue de sa réédition, l’auteur y corrobore la méthodologie scientifique par les enseignements séculaires de la Science Islamique.
On observe dans le règne végétal, dès le début de la saison d’automne, que la plupart des arbres et arbustes se débarrassent littéralement de leurs feuillages, et réduisent au minimum l’ensemble de leurs fonctions vitales : la circulation générale de la sève ralentit, l’arbre ne consomme plus le carbone et l’azote de l’air; et les racines n’extraient plus les minéraux du sol. Son métabolisme, si l’on peut dire, est à son plus bas niveau.
Dans les pays nordiques, lorsque la neige recouvre le paysage de son manteau immaculé, tous les végétaux sont ainsi «invités» à entrer dans une période de repos, après plusieurs mois d’activités. Dès lors, le gibier se fait rare, et certains mammifères, comme l’ours polaire, entrent en hibernation (torpeur spontanée durant laquelle l’animal ne mange ni ne boit), jusqu’à la fin de cette saison stérile. On note la même réaction chez les chauves-souris, les marmottes, les reptiles, les alligators.
Au moment d’émigrer de la mer vers les fleuves, comme ils le font annuellement, les saumons s’abstiennent de s’alimenter pendant tout le périple, qui peut durer des semaines. Les pingouins et les jars observent aussi un jeûne pendant leurs périodes de reproduction. Le phoque mâle à fourrure de l’Alaska est l’exemple le plus impressionnant de jeûne chez les mammifères : bien qu’ayant à sa portée une nourriture abondante, pendant la période de rut, qui dure trois mois, il jeûne sans interruption tout en restant très actif. Le même phénomène est observé chez le lion de mer. Le papillon qui parcourt des kilomètres, à la recherche d’une femelle, ne mange pas pendant sa divagation. Des abstinences de cent jours ont été relevées chez les iguanes.
En substance, on note que tout animal, s’il est blessé ou malade, s’abstient instinctivement de s’alimenter jusqu’à ce qu’il recouvre la santé. En effet, son organisme étant déchargé, pendant la période d’abstinence, des fonctions de digestion, d’élaboration et d’assimilation, consacre ses énergies, ses multiples ressources et ses réserves nutritives à la réparation des tissus endommagés, des organes déchirés ou fracturés.
Le jeûne se révèle comme un moyen intelligent et spontané dont dispose la Nature pour se restaurer, se recréer, se renouveler. Lorsqu’il fut institué par le décret divin l’offrant à la communauté humaine, particulièrement la Ummah (Coran II :83), il était déjà, depuis la nuit des temps, un acquis pour le règne végétal et animal, d’où justement le libre arbitre est absent, cette arme à double tranchant qui, selon l’usage qu’il en fait, peut élever l’homme à la cime de la gloire céleste, ou le précipiter dans les abysses ténébreux de l’ignorance.
Tout comme l’humain, l’animal ou le végétal, le jeûne a été crée ; il est né avec la vie ; il est une partie intégrante de la vie. Aussi, antérieurement à l’Islam, fut-il prescrit à d’autres communautés, comme nous le rappelle le Saint Coran : «Oh, croyants ! Nous vous avons recommandé le jeûne comme Nous l’avons prescrit à ceux qui vous ont précédés ; peut-être serez vous pieux pendant les jours comptés» (II :179).
Source: rewmi
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