La mort de cette figure de la majorité chiite, mercredi à Téhéran, risque d'accroître l'instabilité à l'approche des élections législatives de janvier, qui pourraient être marquées par une nouvelle flambée de violences communautaires.
La foule a accompagné le fourgon mortuaire jusque devant une mosquée chiite vénérée de la capitale avant son inhumation samedi dans la ville sainte de Nadjaf, qui compte l'une des plus grandes nécropoles au monde.
En début de journée, la classe politique irakienne s'était rendue à l'aéroport de Bagdad pour réceptionner le corps. Les Irakiens en deuil, dont certains sanglotaient ouvertement, ont lancé des fleurs sur le cercueil recouvert du drapeau irakien et du turban noir des Sayed.
Le Premier ministre, le chiite Nouri al Maliki, ainsi que le chef de l'Etat, le Kurde Jalal Talabani, ont présenté leurs condoléances à l'un des fils du défunt, Ammar al Hakim, probable successeur de son père à la tête du CSII.
Lundi, cette formation, qui fait partie de la coalition au pouvoir de Nouri al Maliki, a annoncé son intention de piloter une nouvelle alliance, l'Alliance nationale irakienne, dominée par les chiites, en vue du scrutin de janvier et dans laquelle est notoirement absent le parti Daoua de l'actuel Premier ministre.
"Nous devrions évoquer aujourd'hui votre disparition, Sayyed Hakim, alors que nous sommes à une étape délicate et critique", a déclaré le chef du gouvernement dans une allocution prononcée à l'aéroport.
Ammar al Hakim a pour sa part invité ceux qui sont restés en dehors de la nouvelle alliance à la rejoindre. "J'en appelle à nos chers frères, à ceux qui n'ont pas décidé de rejoindre les rangs de notre coalition. Je les invite à revoir leur position", a-t-il dit lors d'un arrêt du cortège funéraire devant une mosquée.
Source: lexpress