Le Commissaire général au pèlerinage: Tout pèlerin non vacciné contre la grippe A risque d’être refoulé

10:01 - September 25, 2009
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Sénégal(IQNA)- Les formalités pour le pèlerinage 2009 ont démarré depuis le 24 août et des écrans géants diffusent des films pour familiariser les pèlerins avec les différentes étapes du voyage vers les lieux saints.
Dans un coin, une photocopieuse fonctionne à plein régime. Mais l’architecte de tout cela est le commissaire général au pèlerinage, Thierno Ibrahima Diakhaté.
-M. le Commissaire général au pèlerinage, les formalités pour les pèlerins ont démarré depuis le 24 août dernier, pouvez-vous nous faire le point de la situation ?
-Oui, la visite médicale des pèlerins a commencé depuis le 24 août et les versements auprès de la Bis le 31 août. Et tout se passe très bien pour l’instant. Le dispositif approprié est mis en place à savoir la Banque islamique, une section de la Direction de l’automatisation du fichier (Daf) pour la confection sur place de cartes nationales d’identité et des passeports numérisés. La compagnie Air Europa qui a gagné le marché du transport des pèlerins s’est installée, les médecins qui effectuent la visite médicale sont là ainsi que le commissaire général, son adjoint et la coordination.
Cette année, le billet d’avion est fixé à 957.760 francs, alors que l’année dernière, il était à 1.300.000 francs, soit une baisse de 300.000 francs. Mais, à cela, il faut ajouter le loyer de Médine qui s’élève à 216.000 francs, celui de La Mecque 486.000 francs, la taxe saoudienne 127.000 francs, le pécule du pèlerin 205.200 francs, la garantie qui est de 6.750 francs. En tout, cela revient à 1.999.000 francs. C’est cette somme que doit verser le pèlerin à la Banque islamique qui se chargera de faire le dispatching entre les différentes charges comme je viens de l’indiquer plus haut. Je précise que toutes les sommes qui ont été énumérées ici vont retourner au pèlerin en totalité et que l’Etat n’utilise pas un sou de l’argent des pèlerins pour la prise en charge des membres de la commission d’encadrement. Ces derniers sont pris en charge par un budget dégagé par le Trésor public sur les instructions du président de la République. Nous saluons par la même occasion les efforts fournis par le ministre d’Etat Karim Wade, ministre des Infrastructures, des Transports aériens, de la Coopération internationale et de l’Aménagement du territoire, ses collaborateurs, l’Anacs, pour offrir aux pèlerins un bon service avec des billets d’avion payés moins chers. La compagnie aérienne Air Europa possède des avions modernes et a été sélectionnée après appel d’offres.
Au niveau du Commissariat, le gouvernement saoudien a pris de nouvelles mesures, à savoir l’exigence d’un passeport numérisé international (le passeport haj a été supprimé). Je rappelle donc aux pèlerins qu’ils doivent chacun verser 20.000 francs pour la quittance de leur passeport. Et, avec la pandémie de la grippe A, tout pèlerin doit se faire vacciner au risque d’être refoulé.
-Quelles sont les innovations introduites par la Commission pour le pèlerinage de cette année ?
-L’an dernier, nous avions mis en place une administration avec des bureaux bien équipés à Médine, à La Mecque, avec Internet et un site Web pour informer les pèlerins. Cette année, il y a des écrans géants à chaque étape des formalités pour le pèlerinage (visite médicale, versement à la banque...) pour informer et sensibiliser les pèlerins sur tout le circuit du pèlerinage, sans oublier le côté rituel.
Pour plus de transparence, j’ai rencontré dernièrement à La Mecque un approvisionneur en moutons avec qui j’ai signé un contrat où il s’engage à rassembler sur un même site les moutons des pèlerins sénégalais et d’y hisser le pavillon du Sénégal. Un comité composé de membres de la Commission, de pèlerins et de la presse sera chargé de vérifier le respect de cet engagement et tout pèlerin qui le voudra va faire égorger son mouton. Il y aura également ici, à l’Institut islamique, à l’intention des pèlerins, une simulation de la circumambulation autour de la Kaaba et des explications sur la manière de faire la sacralisation (« harmal »).
Nous envisageons également, si les moyens le permettent, des missions dans quelques chefs-lieux de région pour sensibiliser les pèlerins. Différents centres de dépôt de passeports numérisés sont également ouverts dans les régions au niveau des commissariats de police de Tivaouane, de Touba, de Saint-Louis (Sor), de Kaolack et de Ziguinchor.
Source: lesoleil
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