Des financements islamique pourraient contribuer au financement de Djoubaïl

12:38 - October 13, 2009
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Djoubaïl(IQNA)- Le financement de la raffinerie de Djoubaïl prend forme. Du moins à en croire l’agence Reuters, qui a donné force détails sur le projet commun à Total et Aramco.
En premier lieu, le projet coûterait au total plus de 12 milliards de dollars, selon des propos attribués par Reuters à Daniel Lacombe, le responsable du projet. Jusqu’ici, Total avait donné un chiffre de 9,6 milliards pour l’ingénierie et la construction. Contacté par l’Agefi, un porte-parole a réaffirmé ce montant de 9,6 milliards. En revanche, s’il a précisé qu’il fallait ajouter les coûts propres aux partenaires (owner’s costs), comme le coût du financement, il s’est refusé à en donner une estimation.
Concernant le montage, Total reste tout aussi discret. «Le financement est en bonne voie, mais il n’est pas finalisé jusqu’au dernier dollar», explique le porte-parole justifiant que le groupe ne donne ainsi aucun détail et aucun commentaire sur les informations de Reuters. Pourtant, l'agence de presse avance déjà des éléments extrêmement précis et qui retiennent d’autant plus l’attention que Daniel Lacombe est plusieurs fois cité. Le montage se répartirait entre 65 % de dette et 35 % de fonds propres, le schéma devant être bouclé fin 2009 ou début 2010.
Parmi les pistes retenues figurerait notamment une émission d’obligations islamiques (sukuks) pour un montant de 500 millions de dollars. Là encore, Total n’a confirmé ni l’information ni le montant. Ceci étant, le porte-parole a reconnu que «des financements faisant appel à des instruments comme les sukuks font partie des options possibles». Total ne serait pas directement en charge de l’émission. Elle reviendrait a priori à la coentreprise entre Total et Aramco, la Satorp.
Ce type de financement n'est en tout cas pas une première pour un groupe occidental dans la région. En 2007, Suez Energy indiquait avoir engagé un financement islamique (facilité ijara) de 600 millions de dollars pour le projet Marafiq (L’Agefi du 22 juin 2007). Le groupe avait alors mis en avant «des conditions plus compétitives auprès des banques saoudiennes».
Quelle que soit la structure de dette, Total confirme en revanche que les deux partenaires envisagent toujours de mettre 25 % du projet en Bourse fin 2010, leur laissant chacun 37,5 % des parts. Aujourd’hui Total en détient 37,5 % et Aramco 62,5 %.
Source: agefi
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