Les manifestants ont brandi des drapeaux palestiniens et des banderoles appelant à la restitution des terres agricoles. Les manifestants ont appelé à la fin de la construction du mur, de la colonisation, de la confiscation des terres palestiniennes, des attaques contre les lieux saints islamiques à Jérusalem, la suppression des check point ainsi que des barrages, et la libération immédiate de tous les détenus palestiniens.
La manifestation orchestrée par le Comité Populaire, a réuni de nombreux participants et c’est voulu créative et symbolique.
Le cortège est parti du village. Des slogans étaient scandées condamnant la politique d’occupation, et appelaient à l’unité nationale pour que vive la résistance populaire. Les manifestants s’étaient munis d’échelles et d’autres outils servant à la récolte des olives. Une fois arrivés à la barrière du chantier du mur d’Apartheid, ils ont essayé de traverser afin d’atteindre les terres agricoles volées. Les soldats israéliens ont immédiatement répliqué en tirant une pluie de bombes lacrymogènes. Bilan, quatre blessés: un journaliste qui a préféré garder l’anonymat, une militante française du nom de Martine Bogho, et deux villageois, Abdullah Alrwashda et Jaber Abu Rahma. Des dizaines d’autres manifestants ont dû être traités suite à l’inhalation des gaz.
L’échelle, comme chacun le sait, est le symbole de la justice, mais celles utilisées avaient un tout autre symbole. Les deux échelles symbolisaient la justice à deux vitesses, la grande représentait celle israélienne, l’autre la justice palestinienne. Cela signifie que la Cour de justice n’est pas équitable. En effet, Israël ne respecte pas les décisions internationales (comme toutes les résolutions de l’ONU).
Les militants français ont réalisé une action créative. Ils brandissaient des dessins de huit personnages, chacun portant des rameaux d’olivier, symbolisant les terres du village volées. Six d’entre eux portaient des drapeau palestinien, les deux personnage du centre étaient tout blanc, symbole de la paix. Sur les corps étaient écrits "Stop the Wall / Halte à l’occupation» et sur chaque visage des personnages, les mots paix (salam, shalom). La délégation française a réaffirmé sa solidarité avec la résistance du village.
Le comité Populaire a rappelé que les villageois de Bil’in étaient à la recherche de la justice. Israël a volé 60% des terres du village pour construire des colonies illégales. Deux entreprises canadiennes (International Green Park International et Green Mount) travaillent dans ces colonies. Bil’in a lancé une procédure devant la cour canadienne de justice. Mais la demande a été rejetée.
D’autre part, le Comité populaire a condamné la menace de l’armée israélienne aux agriculteurs palestiniens près de Naplouse, d’infliger une amende allant jusqu’à 6000 shekels (1700 $) pour demander l’aide des volontaires étrangers afin d’atteindre les zones agricoles (les terres palestiniennes) à proximité de colonies israéliennes. Le Comité estime que cette décision est totalement injuste, et permet aux colons d’exercer la terreur sur les agriculteurs palestiniens avec le soutien du gouvernement israélien.
Source: PNN