Ces soldats marocains avaient, rappelle-t-on, servi dans la 2e division blindée du général Leclerc qui avait participé à la libération de la France en 1944.
Dans un communiqué, le CFCM "condamne fermement" cet acte et "s'élève contre cette atteinte insupportable à la mémoire de ces soldats qui sont morts pour la libération de la France".
Le Rassemblement des Musulmans de France (RMF), s'est quant à lui, dit "écœuré" par ces profanations qui ont "visé des tombes de soldats marocains morts sur le champ d'honneur pour que la France soit libre".
Dans un communiqué transmis à MAP-Paris, le RMF exprime son "profond dégoût" devant ces actes "répétés et lâches" visant "la communauté musulmane de France et notamment celle d'origine marocaine".
De son côté, la Grande Mosquée de Paris (GMP) a qualifié d'"odieuse" cette profanation et "déploré une fois de plus un acte caractéristique d'islamophobie".
Dans un communiqué parvenu à la MAP, la GMP "condamne la persistance de ces actes de manifestations de haine", rappelant "l'héroïsme de tous les soldats musulmans morts pour la France durant la Première et la Seconde guerres mondiales".
Même indignation chez la communauté juive, dont le Conseil représentatif en France (CRIF) a condamné "avec la plus grande vigueur" cet acte. Le Crif dit, dans un communiqué, espérer que les "lâches" profanateurs "soient arrêtés rapidement et condamnés avec la plus grande sévérité".
Dans le monde politique, le parti de l'Union pour un Mouvement populaire (UMP-majorité) a condamné "un acte profondément inadmissible qui porte gravement atteinte à la mémoire de ceux qui ont versé leur sang pour la France".
Du cô té des organisations non gouvernementales, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), qui a qualifié de "héros de la Seconde guerre mondiale" ces soldats marocains, a exprimé son indignation, ajoutant qu'il "entend saisir la justice" contre les auteurs de cet acte.
Au plus haut niveau de l'Etat, le président français Nicolas Sarkozy, s'est dit "consterné" et a "condamné avec la plus grande fermeté cet acte raciste particulièrement odieux".
M. Sarkozy, ajoute un communiqué de l'Elysée, a "demandé aux services de police et à la justice de tout mettre en œuvre pour retrouver les auteurs de ce geste inqualifiable et de les sanctionner sévèrement".
Les tombes des huit soldats marocains avaient été profanées dans la nuit de mardi à mercredi par des tags et des symboles nazis, dont la lettre "H", initiale du nom d'Adolf Hitler. Le parquet de la ville d'Avranches (nord-ouest), à la libération de laquelle les soldats marocains avaient participé, a ouvert une enquête, rappelle-t-on.
Cet acte raciste intervient une semaine après la profanation d'une mosquée à Tarbes (Sud-Ouest) gérée par l'Association Culturelle des Marocains des Hautes Pyrénées. Des propos répugnants tels que "Les ratons dehors" et "Sale race dehors" y ont été inscrits.
Le CFCM qui s'est dit "choqué par la violence de ces propos racistes", a annoncé qu'à l'occasion de son audition par la mission parlementaire d'information sur le voile intégral, il a demandé la mise en place d'une mission similaire consacrée aux "dangers de la montée de l'islamophobie en France".
Source: MAP