Le Parlement avait adopté dans le cadre de la loi sur les PME un article modifiant le régime de la "fiducie" et devant faciliter l'émission en France de "sukuks", des obligations conformes à la loi islamique, mais il a été censuré par le Conseil constitutionnel, au motif que l'article n'avait pas de lien avec l'objet du texte.
Le gouvernement va "réintroduire (la modification) dans un nouveau véhicule législatif plus approprié, qui nous évitera la censure du Conseil constitutionnel", a assuré Mme Lagarde.
Mme Lagarde a rappelé son engagement de longue date en faveur de la finance islamique. "C'est un combat que je mène depuis que je suis en fonction. Je ne vois pas pourquoi la place de Paris serait exclue d'un quelconque rôle au bénéfice de la place de Londres", a-t-elle dit.
Fondé sur la "charia", loi islamique, la finance islamique interdit le recours aux intérêts, la spéculation, et les investissements considérés comme impurs (jeu, alcool, armement, pornographie, tabac...).
L'adaptation de la législation française pour favoriser son implantation fait débat au sein des élus, au nom du principe de laïcité.
Source: AFP