La BID exhorte à une position commune africaine

12:00 - November 10, 2009
Code de l'info: 1847201
Dakar(IQNA)- «Se réorganiser, faire avancer les questions vitales pour un argumentaire à défendre dans le cadre du programme de travail de Doha(PTD)», telles sont les préoccupations des représentants des pays francophones membres de la Banque islamique de développement (BID), réunis du 9 au 12 novembre au Novotel de Dakar.
Le séminaire organisé par le bureau régional de la BID, sous l’égide de la banque de Djeddah et du ministère sénégalais de la Coopération internationale a été présidé par le Directeur de cabinet du ministre du Commerce en charge des négociations. Son objectif est de mieux préparer les pays membres, en vue d’une position commune pour la 7ème session de la Conférence des ministres de l’OMC prévue du 30 novembre au 3 décembre à Genève.
Après l’introduction du directeur de la coopération, Samba Gaye, M. Ismaïla Diouf a ainsi campé le contexte depuis le début du Gatt jusqu’en 1994, à l’Uruguay Round, en passant par l’ouverture du cycle de Doha, pour dire les difficultés particulières auxquelles font face, en particulier, les PMA (plus nombreuses en Afrique).
C’est dire que les questions cruciales liées au statu quo (poursuite des subventions par les pays développés, au moment où les pays en développement sont confrontés aux contraintes de l’accès aux marchés) seront au centre de ce séminaire du programme d’assistance technique de la BID. Se félicitant du choix porté sur le Sénégal, le directeur de cabinet n’a pas manqué de féliciter la banque, le ministre d’Etat Karim Wade, l’Ambassadeur Ali Mahmoud et le directeur du bureau de Dakar Sidi Mohamed Ould Taleb, ainsi que l’ensemble des représentants des pays membres et des partenaires techniques et financiers. Il a ensuite lancé que « non seulement nos pays doivent être présents dans les différentes instances de négociations où nos intérêts sont en jeu, mais aussi et surtout, ils doivent prendre des engagements compatibles avec les préoccupations de développement de nos populations ».
C’est là toute la problématique que l’ambassadeur et le directeur régional de la Bid ont, tour à tour, mis en exergue, en insistant sur les objectifs de promotion du développement économique et social poursuivis par la BID. Laquelle a mis en place, depuis sa création en 1973, plusieurs mécanismes pour ce faire : opérations de financements des importations (Ofi), système de financement des exportations (Sef), Fonds commun des banques islamiques pour l’investissement et le développement (Fcbi) et programmes d’assistance aux PMA.
La rencontre de Dakar devra se pencher sur les sujets traditionnels, mais aussi sur les thèmes extrêmement importants, « à savoir, le mode de fonctionnement actuel de l’organisation mondiale et sur l’impact de la crise financière sur le système commercial multilatéral ». D’où les thématiques retenues qui tournent autour de l’Agriculture (réduction des subventions, notamment pour le coton ; flexibilités et mécanismes de sauvegarde spéciaux ; réduction des tarifs agricoles et accords de libre échange), de l’accès au marché pour les produits non agricoles (en relation avec l’industrialisation), des droits de propriété intellectuelle (exemple du biopiratage), de la libéralisation des services (dans un contexte de repli identitaire), etc.
Les questions de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’UE et les ACP et de ses implications sur le développement seront notamment examinées à la lumière de l’article V relatif à l’intégration économique.
Source: lesoleil
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