Deux projets de mosquées à Reims

9:24 - December 02, 2009
Code de l'info: 1856129
France(IQNA)- Après la votation suisse contre les minarets, Reims s'apprête à en voir un s'élever vers le ciel.
La communauté musulmane de Reims s'apprête à voir s'élever un premier minaret qui ornera la façade de la nouvelle « grande mosquée » du quartier Sainte-Anne, d'ici à la fin décembre.
En 2008, sous une pluie battante, Adeline Hazan avait participé à l'une de ses premières sorties symboliques en posant la première pierre de la future mosquée promue par l'AMCIR.
Autrement dit, un lieu cultuel et culturel de 3.754 m2, implanté sur un terrain de 4.600 m2, complété par un parking de 4.500 m2. Cette « grande mosquée » pourra accueillir 2.000 personnes. Son coût est de 6,5 M€ dont la moitié reste à trouver.
Parmi les « 7 principes directeurs » édictés par les concepteurs, il y a « la sérénité, l'originalité, la fonctionnalité » et « la visibilité ».
Cette dernière passera par certains symboles propres à toutes les mosquées : les deux coupoles, et, surtout, le minaret. Cette tour - de 12 mètres pour Sainte-Anne - constitue un repère symbolique.
A Reims, elle restera purement symbolique puisque le muezzin ne pourra pas y lancer ses appels à la prière cinq fois par jour : la loi française l'interdit, précise le recteur Kotbi.
De même, insiste ce dernier, le projet de Sainte-Anne a été conçu pour s'intégrer pleinement dans son environnement. Elle n'affichera donc pas un caractère « oriental » et son architecture est plutôt discrète.
De plus, ce lieu de culte sera aussi « un lieu de vie, d'échanges et de rencontre entre les cultures ». En clair, même les membres des autres religions y seront les bienvenus.
La livraison est prévue pour le printemps 2011. La « grande mosquée de Reims » entrera dans la dizaine de lieux de ce genre en France.
Le président de la République et le président du conseil français du culte musulman en seront les invités d'honneur (à condition qu'ils acceptent de venir).
Côté voisinage, « pas de problème pour le moment », indique un habitant de l'immeuble mitoyen. « Mais faire ça en France, c'est nouveau. »
« Ma mère a vendu le terrain de mon père à la Ville, qui l'a revendu pour faire la mosquée. Mon père était le plus ancien maraîcher des Halles. Il n'y a pas de problème. Ils sont sympas. Simplement, avec ma sœur, on s'est battu pour qu'ils conservent le grillage comme il est, au lieu du mur qu'ils voulaient monter. »
Source: lunion.presse
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