"Il est de notre devoir de leur rappeler de faire marche arrière dans les plus brefs délais, sur cette erreur", a lancé au Parlement M. Erdogan, qui dirige un gouvernement islamo-conservateur.
Affirmant qu'une telle question concernant la liberté de croyances n'aurait jamais du être soumise à un vote populaire, le chef du gouvernement turc a vu dans le référendum "le reflet de la montée d'une vague de racisme et de l'extrême droite en Europe".
Il a aussi souligné que "l'islamophobie est un crime contre l'humanité". Le chef de l'Etat turc Abdullah Gül a pour sa part parlé de décision "honteuse" pour les Suisses.
Le ministère turc des Affaires étrangères s'est également déclaré "consterné" du vote, appelant la Suisse, "qui s'est illustrée par son respect pour la diversité, et sa tradition conciliatrice", à "prendre les mesures nécessaires afin de réparer cette situation qui est contraire à ses traditions".
Dans un communiqué, le ministère souligne en outre que la décision a suscité une inquiétude auprès de "plus de 100.000 Turcs" qui vivent en Suisse.
La Suisse compte environ 400.000 musulmans sur une population de 7,5 millions d'habitants, faisant de l'islam la deuxième religion du pays après le christianisme, selon les statistiques officielles.
Source: AFP