Des manifestants brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : "Nous sommes musulmans, nous ne sommes pas Hitler". Les organisateurs de cette manifestation souhaitaient assurer la population suisse que la religion musulmane est une religion pacifique enseignant à ses fidèles à respecter les autres religions.
Nicolas Blancho, un Suisse musulman qui dirige le Conseil central islamique suisse, s'est adressé aux manifestants et a affirmé que les musulmans n'essayaient pas de faire appliquer la charia (loi coranique) en Suisse, selon l'agence d'informations suisse ATS.
57,5% des votants ont approuvé le 29 novembre une initiative populaire de l'extrême droite en faveur d'une loi interdisant la construction de nouveaux minarets dans le pays.
Cette initiative a suscité un tollé au sein de l'opinion publique mondiale. Elle a été qualifiée par le Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'Homme, Navi Pillay, de "profondément discriminatoire", "propre à susciter des divisions" et "particulièrement malheureuse de la part de la Suisse". Elle a été dénoncée par les pays musulmans mais également par les voisins européens de la Suisse et par le Vatican.
De son côté, le gouvernement suisse a tenu à rassurer les 400.000 musulmans vivant sur son sol et dont la plupart sont originaires de Turquie et des Balkans, en soutenant que l'intiative "ne constituait pas un rejet de la communauté musulmane, de sa religion ou de sa culture".
La Suisse compte quelque 200 mosquées mais uniquement quatre minarets.
Source: AFP