Paradoxalement, c'est le caractère encore traditionnel de la société égyptienne qui en a créé le besoin. « Au bout du compte, nous sommes une société moyen-orientale », reconnaît Cherif Khaled, directeur de Falcon. « Lorsqu'une femme franchit un contrôle de sécurité, elle préfère être fouillée par une femme. »
Sur les 300 « ladyguards », de noir vêtues et hijab (non obligatoire) gris sur la tête, elles ne sont qu'une dizaine à assurer en permanence de la protection rapprochée. Les autres font de la surveillance statique.
« J'aime l'idée de protéger des personnalités importantes et aussi de me défendre », raconte Dawlat Al-Amine, 20 ans. Les Egyptiennes sont nombreuses à se plaindre du harcèlement dans la rue.
Falcon recrute ses gardes du corps, âgées de 20 à 35 ans, par petites annonces: anglais parlé, éducation supérieure, et bon niveau en karaté, aïkido ou kung-fu.
Source: saphirnews