La célébration du 20ème anniversaire des droits de l’enfant au Cours sainte Marie de Hann, jeudi dernier, a permis aux dignitaires de différentes religions de discuter sur le thème : « En quoi et comment le dialogue avec les autres religions fait partie des vertus de la vie d’un croyant de ma religion ».
Dans sa communication, le père supérieur Tony Fakhry a rappelé aux chrétiens les propos que le pape Jean Paul II a tenus au Maghreb, en 1981 : « Je tiens à vous encourager sur cette voie difficile, où les échecs peuvent survenir, mais où l’espérance est plus forte encore ».
Selon lui, cette citation indique que le dialogue interreligieux et interculturel entre chrétiens et musulmans ne peut se réduire à un choix passager.
C’est une nécessité vitale dont dépend en grande partie de notre avenir. Cependant, il a rappelé que « le véritable dialogue réside sur l’écoute de l’autre ». Pour le frère Thomas Pickandj Gomis du monastère de Keur Moussa, le dialogue interreligieux n’est rien d’autre qu’un partage.
Au Sénégal, poursuit-il, les deux grandes religions révélées ont toujours vécu en paix. « La religion n’est pas une question de lobbying. Moi qui vous parle, j’ai appris le Coran à l’âge de huit ans. L’essentiel, à mon avis, c’est que la religion puisse nous rapprocher de Dieu », a-t-il confié. Consciente de leur rôle, la représentante des élèves, Mame Léna Kanouté de la classe de 4ème, s’est félicitée du choix du thème. « Les élèves de cet établissement vivent dans la paix malgré leur différence de religion. C’est rassurant de constater qu’au Cours Sainte Marie de Hann, le credo reste la paix »
Source: lesolei