L’avenir du chiisme dans la pensée de l’Ayatollah Sadr et de Mussa Sadr

16:27 - January 10, 2010
Code de l'info: 1871196
Téhéran(IQNA)- L’Ayatollah Sadr est le symbole du Réveil islamique en Irak. Il est nécessaire de faire un travail de présentation de la pensée de ce grand religieux car cette pensée est un mouvement qui peut diriger la société, dans tous les domaines.
L’Ayatollah et martyr Seyed Mohamad Bagher Sadr avait des relations étroites avec L’imam Moussa Sadr, et tous deux avaient un grand souci de l’avenir de la communauté chiite et ont cherché à libérer la société islamique de l’indifférence politique, typique en Occident.
L’Agence iranienne de presse coranique dans la poursuite de ses recherches sur les dimensions politiques, coraniques et philosophiques du martyr Sadr, s’est entretenue avec l’Ayatollah Seyed Mohamad Ali Hosseini Tabrizi, qui a fait des études de linguistique à l’université anglaise de Saint Andrus.
Ecrivain, chercheur et professeur d’université, dont le père, Seyed Hadi Hosseini Tabrizi, avait été le professeur de l’Ayatollah Sadr avec l’Ayatollah Seyed Morteza Ale yasin, et qui l’a connu de près et a connu de près les relations entre l’Ayatollah Moussa Sadr et l’Ayatollah Seyed Mohamad Bagher Sadr, et leurs actions dans les mouvements islamiques.
«Ces deux religieux étaient préoccupés par l’avenir de la communauté islamique touchée par les tendances politiques occidentales. Leur présence dans les mouvements étudiants a créé une vive inquiétude au sein des milieux occidentaux et sionistes qui ont commencé à comploter et à préparer l’assassinat de ces deux grandes personnalités islamiques.
L’Ayatollah Sadr savait que Saddam n’en était pas capable et que son martyre et par la suite l’enlèvement de l’Ayatollah Moussa Sadr avaient été préparés par les Etats unis et le régime sioniste. Un soir, j’étais en compagnie de l’Ayatollah Moussa Sadr chez l’Ayatollah Seyed Mohamad Bagher Sadr qui déclara qu’il avait écrit un livre intitulé "اجتماعنا" qui serait bientôt publié. Or après son martyre, je n’ai jamais plus entendu parler de ce livre. L’Ayatollah Bagher Sadr avait écrit à l’âge de treize ans, un livre de logique qu’il enseignait au centre islamique de Kazemein qui était aussi important que celui de Nadjaf. Son principal livre est «اقتصادنا» qui est un traité d’économie islamique qui a ébranlé les bases du marxisme et du capitalisme occidental. Certains penseurs occidentaux ont même dit qu’ils avaient compris le communisme grâce aux livres de l’Ayatollah Sadr.
L’Ayatollah Sadr a fait beaucoup d’efforts pour la propagation des idées chiites, et créa en Irak, le parti«الدعوة الاسلامية» qui fut à l’origine de mouvements sociaux et religieux en Irak qui dévièrent malheureusement. Cependant le centre islamique de Nadjaf continua à défendre le mouvement lancé par l’Ayatollah et sa sœur Bent-ol-Hoda qui a aussi été assassinée par le régime de Saddam»
Seyed Mohamad Ali Tabrizi a fait aussi une brève présentation de l’Histoire du centre islamique de Nadjaf, créé par Cheikh Tussi, et qui remonte selon certains historiens, à l’époque de l’Imam Sadegh(AS).
« Avant la création du centre islamique de Qom, les étudiants en jurisprudence venaient du Liban, du Pakistan, de L’Iran et des pays africains, à Nadjaf, où enseignaient les plus grands professeurs de l’époque. La famille de l’Ayatollah Sadr était très au courant des questions de politique et de jurisprudence islamique, et était une famille réputée en Irak. De même ses amis dont je pourrais citer Abdol Hossein Charaf-o-din et Seyed Ismaïl Sadr, le frère de l’Ayatollah Bagher Sadr », a-t-il dit.
Seyed Mohamad Ali Hosseini Tabrizi a écrit son premier livre intitulé «دراسات و تحقيقات فی التراث الاسلامی» et des livres de jurisprudence comme le «أمالی الهادی؛ مباحث فقهية فی الالتزام و المعاملات ومبانی أصولية فی الاحكام والعبادات» qui est une recherche sur les principes de jurisprudence enseignés par son père et qui a été publié en 1975 à Beyrouth. Il est revenu en Iran à l’époque de la Révolution islamique et a étudié la philosophie auprès de grands professeurs comme Mahdi A’eri Yazdi, Seyed Razi Chirazi et l’Allameh Dja’fari. Devenu il y a dix ans, responsable de la mosquée de la cité d’Eqbatan, à Téhéran, il enseigne aussi la linguistique moderne, sur la chaîne satellitaire « Kossar ». Il a écrit deux livres dans ce domaine, «علم اللغة التوحيدی بين النظرية والتطبيق» qui est une étude sur les théories linguistiques et le livre «فقه اللغة العربية وعلم اللغة الحديث» qui est un livre sur la linguistique arabe et moderne.
519820
captcha