Finance islamique dans l’Union économique: L’Etat du Sénégal donne son appui

13:29 - January 13, 2010
Code de l'info: 1872458
Sénégal(IQNA)- Le Premier ministre a présidé la cérémonie de clôture du premier forum international sur la finance islamique dans l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa). Il a ainsi souhaité la mise en œuvre des recommandations qui devraient permettre de faire un saut qualitatif dans le développement de la finance islamique au sein de l’Uemoa.
Le gouvernement va suivre les recommandations issues du premier forum international sur la finance islamique dans l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa.)
C’est ce qu’a soutenu hier, lors de la cérémonie de clôture, le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye. Il s’est particulièrement réjoui de la pertinence des centrés autour de l’aménagement d’un cadre favorable pour l’implantation de banques et instituts de finances islamiques.
Mais également de la nécessité de trouver des plages de convergence entre la finance islamique et la microfinance, ainsi que la formation pour disposer d’une masse critique de ressources humaines capables de relever les défis. Un plaidoyer auprès de la Bid pour un appui technique et financier pour la mise en œuvre des politiques appropriées a été souhaité.
Faisant la synthèse des travaux, le directeur de la monnaie et du crédit est aussi revenu sur les recommandations du forum. Ainsi, Madame Oulimata Diop a surtout souhaité la création de « charia board » dans les établissements financiers conventionnels. Selon le Premier ministre, la mise en œuvre de ces recommandations permettrait de faire un saut qualitatif dans le développement de la finance islamique au sein de l’Uemoa. C’est pourquoi, il a souhaité que les résultats issus de ce forum fassent l’objet de partage entre tous les pays de l’espace Uemoa.
Le Premier ministre a aussi dit sa satisfaction d’entendre le vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), Jean Baptiste Compaoré, annoncer prochainement la commercialisation par les institutions de finances conventionnelles de produits de la finance islamique. Souleymane Ndéné Ndiaye estime que la finance islamique offre des pistes de réflexion pour le financement de nos économies. La mise en œuvre de la Stratégie de croissance accélérée (Sca), soutient-il, nécessite des produits adaptés comme ceux de la fiance islamique. « Ils sont adaptés et ont un impact avéré sur la réduction de la pauvreté et la bancarisation des populations », a-t-il soutenu.
Il a, par ailleurs, manifesté son souhait de poursuivre les discussions avec la Banque islamique de développement (Bid) pour finaliser les idées chers au chef de l’Etat comme l’assistance technique et financière islamique, la Grande muraille verte, la création d’une société d’assurance pour les investissements arabes.
Source: lesoleil
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