Ce programme d’action a pour objectif d’améliorer les connaissances scientifiques, à assimiler les mesures durables en matière d’environnement, en vue de mettre en place des structures et des mécanismes institutionnels appropriés ainsi que des ressources humaines qualifiées, et de faciliter l'accès à l'information pertinente.
Dans ce contexte, le programme d’action islamique pour l’environnement s’articule autour de cinq principaux axes, à savoir les changements climatiques et leur impact sur les Etats membres, les questions de l’eau et la protection des ressources maritimes, la lutte contre les catastrophes naturelles, la promotion de l’efficacité énergétique et l’utilisation des sources d’énergie renouvelable.
A cet égard, le programme se penche sur l'impact du changement climatique sur la biodiversité, la désertification et la dégradation des sols, sur l'environnement marin et côtier, et sur la santé en général, tout en assurant le suivi des résolutions issues des précédentes conférences islamiques des ministres de l’environnement sur le changement climatique à la faveur des différents engagements internationaux.
D’autre part, le programme accorde une attention particulière à la gestion des ressources en eau dans les Etats membres, et tend à sensibiliser à leur utilisation rationnelle, et ce en renforçant les capacités institutionnelles, et en développant les connaissances et aptitudes appropriées en vue de mettre en œuvre les activités relatives à la gestion des ressources en eau de manière efficace, à même de préserver les écosystèmes.
Le Programme d’action islamique pour l’environnement s’intéresse également au soutien apporté à des actions telles que l’exploration, l’utilisation et le développement durable des ressources marines, les ressources halieutiques, les récifs coralliens, l’aquaculture, et la formation à la gestion des données et l’exploitation du GIS.
Par ailleurs, le programme se penche sur les moyens de prévention des catastrophes naturelles, l’examen des mécanismes nationaux, des mesures, projets et initiatives mises en œuvre dans le cadre de la gestion des catastrophes naturelles et l’allégement de leurs effets. Il sera également question d’identifier les lacunes qui existent au niveau des mesures adoptées actuellement sur le plan national dans les Etats membres et faire en sorte de les dépasser.
Dans le cadre du Programme d’action islamique pour l’environnement, des mesures immédiates seront également prises pour fournir, renforcer et améliorer les équipements d’alerte avancée et dispenser une formation destinée à améliorer les capacités d’alerte et le savoir-faire technique. La collaboration sera renforcée avec les agences internationales concernées afin d’améliorer la prévention, atténuer davantage les catastrophes et mieux affronter les défis qu’elles posent.
Enfin, le Programme se penche sur l’efficacité énergétique laquelle est fondée sur des programmes étudiés pour favoriser l’utilisation des sources d’énergie renouvelables, écologiquement propres et techniquement simples d’usage pour les régions et les populations pauvres.
Par ailleurs, le Bureau exécutif islamique pour l’environnement a exhorté les Etats membres à renforcer leur coopération afin d’activer le Programme d’action islamique pour l’environnement et ce, à travers la conception de programmes, d’activités et de projets susceptibles de traiter les questions environnementales pertinentes, et à prendre les mesures requises afin d’en assurer la mise en œuvre de manière efficace.
Il a appelé les organisations et les instances arabes et islamiques concernées par l’action environnementale à contribuer à la concrétisation des objectifs tracés dans le Programme, en veillant à coordonner leurs activités et programmes ainsi qu’avec les Etats membres, de manière à favoriser l’intégration des efforts, l’optimisation des potentialités et l’unification des visions et des démarches.
Il a décidé de mettre en place un groupe de travail de haut niveau composé d’experts des Etats membres en matière des changements climatiques, dans le cadre du Bureau exécutif islamique pour l’Environnement, avec comme mission de suivre les développements internationaux dans le domaine des changements climatiques, présenter une vision unifiée des Etats membres et de préparer la prochaine Conférence sur le changement climatique qui se tiendra à Mexico, entre novembre et décembre 2010.
De même qu’il a invité les institutions de financement arabes, islamiques et internationales, en particulier la Banque islamique de Développement, à contribuer au financement des activités du Programme d’action islamique pour l’Environnement.
En outre, le Bureau a invité l'ISESCO à prendre les mesures nécessaires, en coordination avec le Secrétariat général de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), afin d’examiner la possibilité de création du « Conseil islamique de l’eau » dans le cadre de la Conférence islamique des ministres de l’Environnement, conformément à la résolution n° 4/36 relative aux questions environnementales, adoptée par la 36ème session du Conseil islamique des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’OCI, tenue à Damas en mai 2009.
Par ailleurs, le Bureau a décidé l’élaboration d’un plan pour la préservation, la gestion des ressources marines et la valorisation des écosystèmes marins dans les Etats membres, en concertation avec les scientifiques et chercheurs spécialisés en océanographie et à la lumière des expériences réussies en la matière dans les autres régions du monde, et appelle à la mise en œuvre de ce plan après son adoption par la Conférence islamique des ministres de l’environnement ; élaborer une stratégie pour le développement de l’énergie propre et l’énergie renouvelable dans les pays islamiques, conformément à la résolution de la 3ème Conférence islamique des ministres de l’environnement.
Il a appelé à prendre davantage de mesures pour assurer le développement de législations en matière de l’environnement pour permettre aux Etats membres de renforcer leurs efforts dans le domaine de l’environnement et du développement durable et faire face à l’impact des changements climatiques sur l’environnement.
Le Bureau a encouragé les Etats membres à mettre en place les mécanismes nécessaires en vue de renforcer leurs capacités pour tirer avantage du Mécanisme du Développement Propre, et examiner la possibilité d’élaborer un plan d’échange concernant le dioxyde de carbone.
Il a demandé à la Présidence et au Secrétariat du Bureau de coordonner avec la Stratégie internationale de prévention des catastrophes naturelles en vue d’élaborer une stratégie pour lutter contre les risques des catastrophes et en alléger les effets dans les Etats membres, et veiller à tirer bénéfice des études et des données pertinentes disponibles dans les Etats membres.
Par ailleurs, il a invité la Présidence et le Secrétariat du Bureau à élaborer un rapport sur l’état de l’environnement dans le monde islamique, en coordination avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, le Centre pour l'environnement et le développement de la région arabe et l'Europe (CEDARE) et les parties compétentes.
D’autre part, le Bureau a appelé à concevoir davantage d’activités dédiées aux jeunes dans le domaine de la sensibilisation environnementale et à promouvoir la contribution des jeunes dans le domaine de l’environnement et du développement durable ; et a salué la proposition de la République Tunisienne de tenir une rencontre des jeunes dans le monde islamique dans le courant de l’année 2010, dans le cadre de la proclamation par les Nations Unies de 2010 « Année internationale de la jeunesse ».
Source: ISESCO