Grèce(IQNA)- L'Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe(APCE) souhaite que la Turquie et la Grèce reconnaissent davantage de droits à leurs minorités respectives, notamment dans le choix de leurs chefs religieux.
L’APCE demande à la Grèce de permettre à la minorité musulmane de choisir librement ses muftis; et aux autorités turques d’apporter des solutions à la formation du clergé grec. La commission des questions juridiques et des droits de l’homme demande ainsi à la Turquie et à la Grèce de traiter leurs minorités religieuses conformément à la Convention européenne des droits de l’homme. Ces pays invoquent actuellement le principe de « réciprocité » prévu par le Traité de Lausanne de 1923 pour refuser la mise en œuvre de certains droits fondamentaux. La Turquie et la Grèce prennent en compte la façon dont l’Etat voisin traite leurs propres citoyens, et ajustent ainsi leurs restrictions de manière réciproque.
La loi grecque de 1920, jamais promulguée, prévoyait que les muftis soient élus par les musulmans ayant le droit de vote. Or en 1990, un décret présidentiel a abrogé la loi et imposé la nomination des muftis par décision présidentielle. Malgré ces changements législatifs, la communauté musulmane a continué d’élire ses muftis. Ceux-ci n’étant pas reconnus par les autorités publiques, certains d’entre eux ont fait l’objet de poursuites pénales pour usurpation des symboles religieux. Avec 270 imams et 300 mosquées de la région la question est de taille pour la vie religieuse de la communauté musulmane turque. Par ailleurs, des dispositions prise en 2008 devraient être en mesure de régler, pour une partie substantielle, les problèmes liés au statut juridique des waqfs.
Source: zaman