"Le dictionnaire des termes coraniques en anglais et en arabe", est le livre le plus complet dans le domaine du vocabulaire coranique", a déclaré le professeur Mohamad Abdol Halim, responsable du centre d'islamologie de l'université d'études orientales et africaines, de l'université de Londres et lauréat du Prix du livre de l'année, lors de sa visite à l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA).
«المعجم الإنجليزی العربی للألفاظ القرآنية وفق سياقاتها» est le titre du livre qui a remporté le Prix international du meilleur livre de l'année, de la République islamique d'Iran. L'auteur a présenté dans ce livre, les termes coraniques en arabe et en anglais, leur racine étymologique et leur évolution sémantique.
"Ce travail permettra d'éviter des erreurs dans les traductions et aussi les préjugés sur l'islam qui découlent de mauvaises traductions. L'islam est présenté comme une religion violente, intolérante et opposée aux activités sociales des femmes, à cause de la mauvaise présentation des concepts coraniques", a-t-il dit.
Interrogé sur ses connaissances au sujet des chercheurs coraniques iraniens et chiites, comme Mohamad Hadi Mahrefat, Mohamad Bagher Hodjati et le martyr Seyed Mohamad Bagher Sadr, ce chercheur égyptien a déclaré qu'il connaissait mieux les livres de l'Ayatollah Sadr car ils étaient écrits en arabe. "Avant les chercheurs iraniens écrivaient leurs livres en arabes, c'est une chose récente qu'ils écrivent en persan, j'ai eu l'occasion d'étudier les livres de Molla Sadra Shirazi qui écrivait en arabe. Les spécialistes coraniques ont une connaissance suffisante de l'arabe et des sources importantes en arabe, je répète sans cesse aux occidentaux que pour faire des recherches coraniques, il est indispensable de connaitre l'arabe et de pouvoir écrire en arabe".
Ce professeur de l'université de Cambridge a ajouté : " Je n'ai pas vu les livres de Mohamad Hadi Mahrefat dont les traductions n'existent pas d'ailleurs, je pense. Ma visite à l'Agence de presse coranique Iqna, m'a beaucoup réjoui, une agence de ce genre n'existe dans aucun autre pays, j'ai été très intéressé par les études sur le cinéma hollywoodien et la propagation de l'islamophobie. De plus la participation des femmes aux travaux de cette Agence de presse, est très importante. En Occident, on accuse l'islam de limiter les activités des femmes dans la société, la présence des femmes et des hommes dans cette agence est la preuve du contraire et sera une bonne nouvelle à donner aux Occidentaux et aux Orientaux"
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