Le saint Coran et la réflexion étaient pour le martyr Sadr, des outils pour convaincre

8:52 - February 27, 2010
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Téhéran(IQNA)- Aucun religieux ne s’était préoccupé jusque là de certaines questions philosophiques comme l’a fait l’Ayatollah Bagher Sadr.
Seyed Mohammad Tijani Samavi Hassani, célèbre chercheur chiite tunisien, dans une interview avec l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a déclaré que l’influence de l’œuvre du martyr Ayatollah Mohammad Bagher Sadr ne s’est pas limitée aux milieux chiites, mais a touché aussi tous les milieux sunnites.
Le martyr Mohammad Sadr insistait sur une compréhension exacte du chiisme et sur la nécessité de respecter des idées des autres écoles islamiques. Pour lui, le saint Coran et la réflexion étaient des outils pour convaincre.
« Aucun religieux ne s’était préoccupé jusque là de certaines questions philosophiques comme l’a fait l’Ayatollah Bagher Sadr. La publication de ses écrits en Tunisie, après que je me sois converti au chiisme, a reçu un vif accueil.
L’ayatollah Sadr m’avait dit un jour: «Tu es une graine chiite planté en Tunisie et au Nord de l’Afrique, ton rôle est comme celui de l’Imam Sadigh(AS) qui a profité du délai offert par les dissensions entre les Omeyyades, pour répandre l’enseignement islamique et former des disciples dans les différentes écoles.
Une seule fois, j’ai eu l’occasion de le rencontrer à Nadjaf, en 1967, grâce à un Irakien avec lequel j’étais devenu ami lors d’un voyage. L’Ayatollah Sadr m’a accueilli avec une grande gentillesse et nous avons fait la prière avec lui. J’ai eu le sentiment d’être auprès d’un des grands compagnons du Prophète(SAWA), nous avons fait les prières puis lu les invocations et salué les saints Imams, ensuite les gens sont venus lui poser des questions, et des religieux d’Arabie Saoudite, du Bahreïn, du Qatar, des Emirats, du Liban, d’Iran, de Turquie, d’Afrique et d’Afghanistan ont discuté avec lui. Pendant quatre jours je suis resté à Nadjaf et j’ai eu l‘occasion de lui poser des questions sur la profession de foi à l’Imam Ali(AS) pendant l’appel à la prière, sur les cérémonies de deuil en commémoration du martyre de l’Imam Hussein(AS), sur le recours aux Imams et sur les écoles soufies.
Pendant ces quelques jours j’ai posé beaucoup de questions, sur les compagnons et les douze Imams(AS), et sur certaines idées sunnites contraire au chiisme. Ses réponses étaient intelligentes et convaincantes. Après cette rencontre et la rencontre avec l’Ayatollah Khou’i, et l’étude des œuvres de Seyed Sharaf-o-Din, auteur du Al Moraje’at, j’ai perdu tous mes doutes et je me suis converti.
Les détails de ma rencontre avec l’Ayatollah Sadr sont racontés dans le livre «ثم إهتديت»(Puis j’ai été guidé). Les points les plus importants de sa personnalité étaient sa grande morale, sa modestie et sa science. A chaque question il répondait par un verset coranique ou une parole du Prophète(SAWA), la raison et la logique avaient une grande importance, c’est lui qui m’a le plus influencé», a-t-il dit.
Tijani est originaire de Tunisie et était sunnite malékite comme les gens de sa ville. Il entreprit des études sur les idées des différentes écoles islamiques, voyagea dans plusieurs pays islamiques, et devint chiite suite à ces investigations. Il est aussi l’auteur de «مع‌الصادقين» (Avec les justes) où il présente plusieurs réflexions sur la vérité de l’école chiite.
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