Les quinze membres du Conseil "ont exprimé leur préoccupation devant la situation tendue actuellement dans les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-est", a déclaré à la presse l'ambassadeur du Gabon, Emmanuel Issoze-Ngondet, au nom du Conseil qu'il préside en mars.
"Ils ont exhorté toutes les parties à montrer de la modération et à éviter des actes provocateurs. Ils ont souligné que le dialogue pacifique était le seul moyen d'aller de l'avant et s'attendent à une reprise rapide des négociations", a-t-il ajouté.
Le Conseil avait été saisi par l'observateur permanent de la Palestine à l'ONU, Riyad Mansour, qui lui avait demandé d'aider à faire cesser les heurts à Jérusalem, accusant Israël de vouloir saboter d'éventuels pourparlers de paix.
Evoquant les heurts qui ont opposé vendredi policiers israéliens et manifestants palestiniens sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-est, faisant des dizaines de blessés, M. Mansour avait demandé "une réaction immédiate du Conseil sous quelque forme que ce soit qui exprimerait sa préoccupation et appellerait les parties à la retenue."
Il a affirmé que le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu "fait tout ce qu'il peut pour saboter" les discussions indirectes envisagées entre Israéliens et Palestiniens, ainsi que les prochaines visites de médiation dans la région de l'envoyé spécial américain au Proche-Orient George Mitchell et du vice-président Joe Biden.
Les heurts ont éclaté sur l'esplanade des Mosquées à la suite d'une manifestation de Palestiniens ponctuée de jets de pierres après la prière hebdomadaire, au moment où les efforts diplomatiques américains s'accélèrent pour relancer le processus de paix.
Les Etats-Unis, qui n'ont pas réussi jusqu'à présent à relancer les négociations de paix directes entre Israël et les Palestiniens suspendues depuis plus d'un an, s'efforcent désormais de lancer des pourparlers indirects.
M. Mitchell se rend dans la région pour une série de rencontres en fin de semaine et jusqu'à lundi, après des mois de navette diplomatique visant à ramener les deux parties à la table de négociation.
M. Biden est attendu en Israël et dans les territoires palestiniens la semaine prochaine.
Les ministres arabes des Affaires étrangères se sont prononcés cette semaine en faveur de tels pourparlers indirects, un soutien applaudi par la communauté internationale.
Source: AFP