L’Hodjat-ol-islam Mohamad Hassan Vahedi, attaché culturel de l’ambassade de la République islamique d’Iran en Malaisie, dans un entretien avec l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a déclaré que la puissance spirituelle et le front culturel étaient complémentaires et dépendaient de notre recours aux deux grandes sources que sont le Coran et la Tradition prophétique.
«Plus nous nous rapprochons du Coran, plus nous en tirons des enseignements que nous pouvons utiliser dans les domaines artistiques et culturels. Cette puissance spirituelle se fait sentir dans nos relations avec les pays islamiques et même non islamiques. Il est très important que nous sachions utiliser les enseignements coraniques dans le domaine artistique.
Le meilleur commentaire coranique se trouve dans les hadiths, le Prophète suprême(SAWA) a dit: «انی تارك فيكمالثقلين كتابالله و عترتی اهل بيتی...»: « Je vous laisse deux trésors, le Livre de Dieu et ma famille, les membres de la demeure prophétique.»
Ceci peut être interprété par les enseignements des Ahl-ul-bayt(AS), c'est-à-dire les Hadith des Saints Imams(AS).
Depuis la victoire de la Révolution islamique en Iran, ce recours aux enseignements islamiques est de plus en plus fort. Il existe un front culturel qui s’oppose au chiisme et à la Révolution, qui s’est constitué depuis trente ans, et a pour objectif d’affaiblir et d’isoler l’Iran. Ils développent l’islamophobie dans les pays non musulmans, et la phobie du chiisme dans les pays islamiques.
Nous pouvons utiliser l’art pour présenter au monde notre message sans que les ennemis puissent l’exploiter. Tout cela exige une programmation et une préparation des attachés culturels à affronter la guerre psychologique et médiatique des ennemis. Nous devons avoir une connaissance approfondie des pays dans lesquels nous sommes envoyés et une formation internationale dans le domaine culturel et politique, et aussi exercer des activités dans le domaine virtuel.
Ces quinze dernières années nous avons développé nos activités dans le domaine virtuel avec la participation des Iraniens résidant à l’étranger qui sont maintenant très vite informés des évènements en Iran, quelquefois par des personnes « bénévoles » qui envoient des informations à l’étranger. Il faut que notre information à l’intérieur suive avec le même rythme l’information à l’étranger, nous espérons que les travaux qui ont été faits récemment pour une meilleure information, porteront leurs fruits.
Le Centre de la culture et des relations islamiques a lancé plusieurs projets que les attachés culturels à l’étranger pourront utiliser. Les travaux de la huitième réunion des services culturels sur l’Asie et l’Inde ont été très profitables.
Quant aux critiques qui sont faite aux activités des services culturels à l’étranger, il y en a qui sont justes. Nous avons organisé des réunions scientifiques et artistiques, des programmes réservés aux Iraniens et des expositions internationales pour les étudiants iraniens en Malaisie, il est injuste de dire que le champ des activités des services culturels est très étroit, les critiques en s’informant un peu plus sur nos activités changeront d’avis assurément», a-t-il précisé.
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