Dar El Imam: Révision des programmes de formation des imams

13:22 - April 05, 2010
Code de l'info: 1902562
Alger(IQNA)- Le programme de formation des imams sera révisé. C’est à Dar El Imam, à Alger, que se sont réunit les directeurs des instituts de formation afin de fixer les grandes lignes des nouveaux programmes.
Présidée par M. Bouabdellah Ghlamallah, ministre des Affaires religieuses en présence de M. Saïd Maaouel, directeur central chargé de la formation, cette réunion sera clôturée, aujourd’hui, par la lecture de l’esquisse de ce qui composera le cursus des futurs imams « vous devez l’enrichir ou, pourquoi pas, l’alléger suivant l’attente des citoyens », a dit le ministre.
Il doit être « amélioré » de manière à répondre plus efficacement aux besoins de la société et des fidèles qui, d’après M.Ghlamallah, déplorent la léthargie qui sévit dans certaines mosquées qui manquent terriblement de vie en dehors des moments de prières.
Les orientations données par le ministre vont en effet dans le sens d’une plus grande responsabilisation des imams qui, d’après lui, doivent contribuer à hisser le niveau culturel et religieux des citoyens « l’imam est appelé à devenir une réelle référence en dispensant des prêches et en réunissant la population autours des valeurs réelles de l’islam », affirme le ministre.
La fermeture des mosquées après les prières est, cependant, un point sur lequel il s’est longuement arrêté dans son allocution d’ouverture.
M. Ghlamallah estime qu’une mosquée est appelée à jouer un rôle prépondérant étant voué à devenir un lieu de savoir et d’apprentissage de l’histoire et de la religion « les imams qui veulent fermer les mosquées n’ont rien à faire dans nos structures », avertira-t-il avant d’ajouter « ouvrez les mosquées pour ceux qui veulent apprendre le Coran si vous ne voulez pas créer d’autres activités », dira-t-il.
Soulignons que les instituts de formation des imams forment en moyenne 1.200 imams par année. Cette formation est ouverte aux licenciés qui après quatre années université vont aiguiser leurs connaissance en imamat, et ce, en subissant un cursus de plus de 3 ans « c’est un passage obligé.
Un universitaire doit d’abord savoir ce qu’est une mosquée et s’initier à sa gestion avant de prétendre à un poste d’imam », a annoncé le ministre qui soulignera au passage que les portes de l’Algérie restent ouvertes à tous les imams en formation à l’étranger et qui veulent rejoindre le pays pour terminer leurs études.
Le nombre de mosquées étant en perpétuelle augmentation, notamment ces dernières années, met les responsables du secteur devant l’obligation de garantir l’encadrement suffisant et qualifié pour éviter qu’ils fassent l’objet de manipulations ou d’être détournés de leur vocation initiale.
Source: elmoudjahid
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