L’atelier qui regroupe des ulémas, des imams, des parlementaires et des représentants d’organisations internationales à Nouakchott et de pays africains entre dans le cadre de l’engagement de la prévention par le biais de plaidoyers basés sur les instructions de l’Islam.
Prenant la parole à cette occasion, le ministre mauritanien de la santé, Cheikh El Mokhtar Ould Horma Ould Babana a souligné l’importance du rôle des érudits et exégètes dans la mobilisation contre la propagation du VIH/Sida et la lutte contre stigmatisation et l’exclusion des personnes porteuses du virus.
Il a rappelé que la Mauritanie, avec un taux de prévalence de moins de 1%, reste l’un des pays les moins touchés de la région.
Ould Babana a indiqué que son pays, avait mis en place un programme national de lutte contre le Sida dès l’apparition du premier cas de la maladie en 1987 avant de lancer un cadre stratégique national de lutte contre le Sida en 1999 avec l’appui de la coopération américaine à travers le projet AWARE II de l’Usaid Afrique de l’Ouest.
De son côté, l’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique à Nouakchott, Marc Boulware, a annoncé que la Mauritanie compte parmi les pays qui bénéficieront de l’intervention du projet AWARE II, sans toutefois spécifier la teneur de cette intervention.
Dans le même cadre, la secrétaire exécutive nationale de lutte contre le Sida, N’dongo Sala Ba, a déploré le cas de certains pays africains où la prévalence du Sida a atteint plus de 20% ces dernières années alors qu’elle ne dépassait pas 2% dans les années 90.
Cette recrudescence de la maladie est due à l’absence de stratégies de lutte dans ces pays, a-t-elle prévenu. Cet atelier qui dure deux jours est le cinquième du genre qui se tient dans un Etat d’Afrique de l’ouest après le Mali, la Guinée Bissau, le Burkina Faso et le Tchad.
Source: APA