L’Association des savants musulmans algériens à la célébration de la journée du Savoir

12:41 - April 18, 2010
Code de l'info: 1908544
Alger(IQNA)- En réaction aux festivités fastueuses de célébration du centenaire de l’occupation coloniale de l’Algérie, l’Association des savants musulmans algériens a été créée à Alger pour clamer à la face du monde, réaffirmer à la suite de cheikh Abdelhamid Benbadis son fondateur, que “ l’Algérie n’est pas la France et ne pourra jamais être la France, et que le peuple algérien est musulman de confession et arabe par alliance ”.
Tels sont les propos de M.Mohamed Idir Mechenane, haut cadre du ministère des Affaires religieuses et des Waqfs, jeudi après-midi, au Centre culturel islamique d’Alger, où il a animé une conférence-débat sur le thème, à l’occasion de la “journée du Savoir”.
Devant une assistance moyenne, constituée de personnalités historiques et culturelles, d’universitaires et d’étudiants, Dr.Mechenane a mis particulièrement l’accent sur la précieuse contribution de cette association culturelle et religieuse à l’éveil de la conscience du peuple algérien et la réaffirmation de son identité nationale, malgré les vaines tentatives de l’occupant colonial pour l’en détourner, et partant, favoriser son assimilation et son intégration dans la société française.
Dans ce contexte, le conférencier a souligné les lourds efforts déployés par cette importante association en matière d’éducation et de formation culturelle et religieuse de nombreux Algériens tant à travers ses propres établissements (leur nombre a atteint 105 en 1951) que par l’envoi de missions à l’étranger (Tunis, Fès, Le Caire, Moyen-Orient).A ce propos, il a rappelé la précieuse et forte contribution de cheikh Abdelhamid Benbadis, cheikh El Ibrahimi et les autres savants algériens de l’époque, au rayonnement de la culture arabo-musulmane dans le pays, en soulignant les efforts déployés par ces derniers en matière de sensibilisation des Algériens sur la situation politico-économique et culturelle de l’Algérie, à travers leurs écrits journalistiques.
Dr Mechenane n’a pas manqué de signaler dans sa présentation des “écoles libres” et des méthodes d’enseignement et de formation utilisées par l’association que la femme n’a pas été oubliée dans cet effort national d’éducation et d’enseignement, en rappelant qu’en 1951, le nombre d’élèves féminins dans les écoles libres de l’association a atteint 5.696 et qu’en 1953, il est arrivé à 13.000, selon les chiffres communiqués par cheikh El Bachir El Ibrahimi.
Un débat riche et ouvert a sanctionné cette conférence intéressante sur le rôle considérable de l’association des ulémas algériens dans la renaissance culturelle et religieuse de l’Algérie.
Source: elmoudjahid
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