A cette occasion Mme Diyala al-Haj Aref, ministre des Affaires Sociales et du Travail, a souligné les violations des forces d'occupation israéliennes au Golan syrien occupé, mettant l'accent sur l'augmentation du nombre de travailleurs Golanais, notamment des diplômés universitaires et des professeurs, dont les droits sont violés jour après jour par les forces d'occupation, et ajoutant que beaucoup de Golanais ont été licenciés de leur travaux simplement parce qu'ils insistent sur le fait que le Golan est une terre syrienne occupée.
Mme al-Haj Aref a également fait savoir que les ouvriers et les travailleurs Golanais payent en effet le prix de leur attachement à la terre et à l'identité et de leur rejet de l'hégémonie israélienne, critiquant à cet effet, le mutisme de la communauté internationale vis-à-vis des violations israéliennes flagrantes des lois et des chartes internationales.
La ministre syrienne a appelé les membres du Conseil d'administration de l'OIT à examiner objectivement le rapport présenté par son département sur les violations israéliennes, tout en réclamant l'application des programmes et des normes internationaux du travail sur les travailleurs au Golan syrien occupé.
M. Riyad Hijab, gouverneur de Quneitra (sud de Syrie) a, lui, cité nombre de violations israéliennes au Golan occupé, dont l'arrachement d'environ 200 pommiers des deux villages de Bouq'ata et de Mas'ada, l'octroi des terres confisquées des Golanais aux soldats israéliens et l'interdiction aux paysans Golanais de Majdal Chams d'utiliser les eaux parvenant du village syrien libéré d'Ein al-Tineh.
M. Hijab a réitéré l'appui de la Syrie aux cultivateurs du Golan syrien occupé et à leur fermeté.
De son côté, M. Ahmad Habbab, membre du bureau exécutif de l'Union Générale des Syndicats Ouvriers, a souligné la nécessité de mettre à nu les violations israéliennes continues devant le monde entier.
Le chef de la mission de l'OIT, M. Friedrich Buttler, a pour sa part, passé en revue les effets négatifs de la poursuite de l'occupation israélienne du Golan syrien, soulignant la souffrance, notamment, des citoyens de Majdal Chams, et la question de la distribution des eaux, qui constitue un problème principal pour l'agriculture au Golan syrien occupé.
Source: sana