Plusieurs personnalités politiques et associations se sont élevées, vendredi 7 mai, contre la profanation de sept stèles de soldats musulmans morts pour la France au cours de la Première Guerre mondiale dans le cimetière militaire de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône.
Le maire de Tarascon, Charles Fabre, s'est déclaré "outré devant un acte idiot et méprisable". "Je me suis rendu sur place jeudi en fin d'après-midi dès l'annonce de la triste nouvelle", a expliqué le maire, ajoutant qu'il avait constaté "la dégradation" des stèles en compagnie du sous-préfet et le procureur de la République de la commune.
Charles Fabre a annoncé que les services techniques de la mairie allaient procéder à la remise en état des stèles, dès vendredi matin, sous sa supervision.
Pour le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants Hubert Falco, ces dégradations sont des "actes inqualifiables". "La civilisation commence avec le respect dû aux morts", a-t-il déclaré dans un communiqué. "Il s'y ajoute, pour tout Français, le devoir d'honorer ceux qui sont morts pour la patrie, la liberté et les valeurs de la République, sans distinction d'origine ou de religion"
Le secrétaire d'Etat a fait part au "maire, (aux) anciens combattants et (à) la communauté musulmane de Tarascon de son soutien et de la détermination de l'Etat à retrouver et sanctionner les auteurs de ces profanations".
Le Parti socialiste a, lui, dénoncé "un acte inacceptable et odieux" et a demandé "des sanctions exemplaires". "Encore une fois, nous observons avec une inquiétude certaine la recrudescence de ces actes barbares", a déclaré dans un communiqué Faouzi Lamdaoui, membre du conseil national du PS, soulignant que cette profanation intervenait "un an après la profanation au cimetière militaire d'Arras".
En décembre 2009, environ 500 tombes du carré musulman et une vingtaine du carré israélite du cimetière Notre-Dame-de-Lorette, proche d'Arras, avaient été dégradées.
"Face à la multiplication de ces actes ignobles, je demande au ministre de l'Intérieur une enquête efficace suivie de sanctions exemplaires", a conclu Faouzi Lamdaoui.
Source: tempsreel