La première convention concerne la mise en œuvre du projet de « photographie et publication électronique des manuscrits de la bibliothèque Badiriya à Al-Qods », avec le soutien de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture -ISESCO-.
Ce projet vise à restaurer, conserver et archiver une série de manuscrits, de correspondances, d’ouvrages, de journaux et de magazines menacés de dégradation, qui constituent un patrimoine islamique et arabe d’une extrême importance.
Cette opération concerne un grand nombre de manuscrits et de documents éparpillés, représentant 50% des avoirs de la bibliothèque, qu’il faudra rassembler, restaurer et archiver, avec l’aide d’experts en matière de restauration, d’entretien et de conservation des manuscrits. A noter que les manuscrits concernés, qui remontent à l’époque ottomane, constituent un patrimoine culturel d’une extrême importance, en ce qu’il reflète le mode de vie scientifique et culturelle des Arabes et des musulmans à cette époque.
Quant à la deuxième convention, conclue avec l’association féminine Beït Surik, elle porte sur la mise en œuvre du projet de « broderie artisanale, fabrication de paille et composition d’un groupe de dabké (danse traditionnelle folklorique) pour les arts populaires ».
Ce projet vise à préserver l’artisanat et le patrimoine folklorique palestiniens en particulier et fournir des sources de revenus alternatives en vue de soutenir la résistance des citoyens palestiniens à Al-Qods Al-Charif.
Il s’agit également de contribuer au développement de la femme productrice dans les milieux rural et marginalisé, laquelle constitue la catégorie la plus vulnérable en raison du mur de séparation sioniste qui a privé plusieurs familles palestiniennes vivant à proximité d’Al-Qods de leurs principales sources de revenus.
Dans ce cadre, le programme prévoit la formation des femmes en matière de broderie artisanale, de fabrication de paille et de confection d’œuvres d’art et de pièces de patrimoine reflétant l’identité arabo-islamique, ainsi que la constitution d’un groupe de dabké pour les arts populaires, la mise en valeur de l’art arabe et la préservation de l’identité palestinienne dans les villages de la région d’Al-Qods.
Le Secrétaire général de la Commission nationale palestinienne pour l’éducation, la culture et les sciences a précisé que cette série de projets, soutenus par l’ISESCO, s’inscrit dans le droit fil de la politique de l’ISESCO visant à appuyer les programmes et activités du peuple palestinien dans la ville d’Al-Qods et dans l’ensemble des territoires palestiniens.
L’objectif de cette démarche est de soutenir et renforcer la résistance des citoyens palestiniens dans cette ville et dans l’ensemble de la Palestine et développer les institutions éducatives, culturelles et scientifiques palestiniennes.
Source: ISESCO