Future mosquée de Sin: le projet sera revu à la baisse
France(IQNA)- Le projet de construction d'une mosquée à Sin-le-Noble a une nouvelle fois été évoqué en marge de la séance du conseil municipal.
Pourtant, la question inscrite à l'ordre du jour avait été retirée au dernier moment par son auteur, Abdelaziz Benfrih, conseiller municipal socialiste et membre de l'Association musulmane de l'Union, porteuse du projet.
« Il y avait dans la salle une cinquantaine de personnes de confession musulmane. Il me semblait honnête et respectueux d'évoquer le sujet en public », explique Christian Entem qui confirme la promesse faite au cours de sa campagne électorale: « Je suis toujours favorable à la construction d'une mosquée.
Dans une ville de 17 000 habitants il n'y a rien de choquant ». Le maire feuillette les pages d'un dossier ouvert en 2006, relancé en avril 2008 et qui n'est pas prêt d'être refermé. « Je me suis prononcé sur des faits écrits », précise-t-il. Une façon de désamorcer la polémique qui risque de naître sur un investissement que certains évaluent à trois millions d'euros.
Si la mairie et la CAD avaient proposé un terrain de 5 000², aucun prix n'avait été fixé. « On me parle de 150 000 E », s'étonne Christian Entem. Au prix du marché cette parcelle est évaluée aujourd'hui entre 500 000 et 600 000 E.
Avec les contraintes de HQE (haute qualité environnementale), l'obligation dès le 1er janvier 2013 d'équiper les bâtiments en énergie basse consommation, la facture risque s'être salée et le financement compliqué. Autres réserves émises par Christian Entem, l'absence d'un véritable plan d'architecte et la superficie de la zone utile.
« J'ai simplement visionné le projet sur écran. Il me semble qu'une surface de 1 000 à 1 200 m² serait raisonnable. J'ai demandé aux adhérents de l'association de revoir leur position ». Outre la salle de prière, l'ensemble initial prévoyait une médiathèque, un institut, des salles polyvalentes et un salon de thé ouvert à tous. Un véritable centre socioculturel qui ferait le bonheur du millier d'adhérents à l'Association musulmane de l'Union représentée par Mohamed Zioueche.
En attendant que le projet aboutisse, des pratiquants de la communauté musulmane se réunissent dans deux bâtiments modulaires sur un terrain privé situé en bas du pont de Sin, à côté d'un commerce. À ce sujet, le premier magistrat n'a pas épilogué.
« Nous avons été saisis d'une demande de permis de construire actuellement en cours d'instruction, dans la mesure où ces bâtiments sont répertoriés comme établissement recevant du public, et sont soumis à des normes de sécurité particulières, mais je n'y ai jamais mis les pieds. » D'après ses informations, des cours d'instructions et de soutien scolaire y seraient délivrés sous l'égide de l'association Unicité.
La Voix du Nord