Il a participé à Paris à la signature d'une convention-cadre aux côtés du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux qui met en oeuvre un suivi statistique et opérationnel des actes islamophobes. « La convention signée est proche de celle qui avait été conclue entre l'Etat et la communauté juive il y a cinq ans », précise Abdallah Zekri, qui fait partie d'une délégation de trois représentants du CFCM.
Il estime que cette mission est nécessaire face aux chiffres livrés par le ministère. « En 2009, sur 220 actions de violence raciste, une forte proportion touche la population maghrébine (74 actes) et plus spécifiquement les symboles religieux musulmans. On a tous en mémoire la profanation à Tarascon des tombes de soldats musulmans morts pour la France. » 30 % des actes racistes ont touché la population maghrébine en France l'an dernier. Et le nombre de menaces racistes est en hausse.
Pour inverser la tendance, cette convention programme une série de réunions trimestrielles entre la délégation du Conseil français du culte musulman et les services du ministère de l'Intérieur pour trouver des solutions.
« Le ramadan ayant lieu cette année du 10 août au 10 septembre, la première réunion doit se tenir fin septembre. » Par ailleurs, le Nîmois Zekri profite de ce contexte pour demander à nouveau, avec les membres du CFCM, la mise en place d'une mission parlementaire sur les actes à caractère islamophobe.
« C'est une proposition soutenue par le Président de la République lui-même étant donnée la gravité des derniers événements. » Abdallah Zekri peut compter sur le soutien du député UMP de Seine-Saint-Denis Eric Raoult qui a demandé au président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer la création de cette mission afin de mieux comprendre le phénomène et de définir des propositions pour lutter contre l'islamophobie.
Source: midilibre