Le président du CFCM, Mohammed Moussaoui, relève que cette nouvelle profanation intervient "quelques semaines après la décision unanime du conseil municipal de Strasbourg de construire un cimetière public pour les défunts de confession musulmane".
Il rappelle aussi la signature il y a quelques jours d'un accord-cadre "pour la mise en oeuvre d'un suivi statistique et opérationnel des actes hostiles aux musulmans de France".
Dans son communiqué, le CFCM "réitère sa demande de mise en place d'une mission d'information parlementaire sur les actes anti-musulmans et souhaite que la demande faite, dans ce sens, par le député M. Eric Raoult soit soutenue par l'ensemble des groupes parlementaires".
Dans le cimetière Nord de Strasbourg, dix-huit tombes ont été renversées ou endommagées mais aucune inscription n'a été relevée sur les sépultures.
Depuis le début de mai 2010, il s'agit de la troisième profanation d'un cimetière musulman en France, après celles de Tarascon (Bouches-du-Rhône) et de Vienne (Isère).
Source: AFP