Dans leur communiqué final, les participants à cette conférence, entamée hier, condamnent le blocus israélien, le qualifiant d'acte agressif et sauvage qui transgresse tous les droits et les normes internationaux et menace gravement la paix et la sécurité internationales.
Le communiqué dénonce le crime barbare perpétré par l'entité sioniste contre la flottille de la Liberté, le qualifiant de piraterie et de terrorisme, et appelle le secrétaire général des Nations-Unies à appliquer le communiqué présidentiel du 1er juin 2010 sur la création d'une commission d'enquête internationale sur ce crime.
Dans le même contexte, le communiqué affirme l'importance de la mise en place de la résolution du Conseil des droits de l'homme relative à la formation d'une commission d'enquête indépendante pour enquêter sur les violations israéliennes contre la flottille de la Liberté, et réclame au Conseil de Sécurité la mise en place d'un tribunal international spécial pour traduire en justice les criminels israéliens responsables de cet acte odieux.
Le communiqué appelle également à l'application des décisions du bureau du boycott d'Israël concernant les individus, les marchandises et les sociétés.
Il demande aux pays membres de l'OCI d'unifier leurs positions et d'appuyer les Palestiniens afin de lever le blocus imposé à la bande de Gaza.
Parallèlement, il appelle toutes les factions palestiniennes à poursuivre les efforts en vue de réaliser l'unité interpalestinienne "étant l'arme la plus efficace susceptible de mettre un terme à l'occupation israélienne", et affirme le droit du peuple palestinien à l'autodétermination, au retour et à l'établissement de son Etat indépendant avec al-Qods pour capitale.
Les participants ont d'autre part décidé de former une délégation des membres du conseil pour effectuer des visites aux différentes unions parlementaires internationaux afin de les mettre au courant de ce qui se passe dans la région et les graves impacts qui résulteraient du blocus de Gaza.
Ils ont également décidé de former un comité qui sera présidé par le président de l'Assemblée du peuple syrienne, M. Mahmoud al-Abrache, et groupant des membres de chaque zone géographique ayant la mission de poursuivre les décisions de cette conférence.
En plus, le communiqué appelle l'OCI, la Ligue des pays arabes et le mouvement des pays non alignés à œuvrer en vue d'une réunion de l'Assemblée générale des Nations Unies sous le slogan "Unis pour la paix" visant à lever le blocus de Gaza.
A ce sujet, le communiqué affirme que la décision d'Israël d'alléger le blocus imposé à la bande de Gaza n'est qu'une leurre visant à prolonger ce blocus.
La conférence a appelé à l'acheminement d'un convois d'aides humanitaires aux Gazaouis, auxquels prennent part des parlementaires des pays membres de l'OCI.
Par ailleurs, les participants ont salué la position turque appuyant les Gazaouis et présenté leurs condoléances aux familles des martyrs turcs qui ont péri dans l'agression israélienne contre la flottille de la Liberté.
Ils ont, à cet effet, estimé que la rupture des relations diplomatiques et économiques avec l'ennemi sioniste est la solution optimum pour le punir de ses crimes.
La conférence avait tenu auparavant une séance au cours de laquelle nombre de participant ont pris la parole.
Le chef du conseil de la Choura iranien, M. Ali Larijani, a souligné la nécessité de coopérer avec les organisations régionales et internationales afin de briser le siège de Gaza, appelant l'union des parlements islamiques à tenir une réunion d'appui à la résistance avec la participation de toutes les organisations non gouvernementales anti-guerre.
Le président de la Chambre des députés libanaise, M. Nabih Berry, a appelé à une "Intifada de navire", et ce, en faisant démarrer de chaque port arabe et islamique un navire pour se rassembler à un point des eaux internationales et se diriger ensuite en tsunami humain, en direction de Gaza.
Il a dans ce contexte insisté sur la nécessité de former un bureau pour le boycott d'Israël qui relève de l'OCI.
Le chef du Sénat jordanien, M. Taher al-Masri, a estimé que l'agression israélienne contre la flottille de la Liberté avait créé de nouvelles circonstances internationales "dont il faut profiter afin de lever le blocus de Gaza".
Pour sa part, le chef du haut conseil d'État turc, M. Mohammad Ali Chahine, a indiqué que la cause palestinienne est celle de la Turquie et que son pays continuera d'appuyer les Gazaouis, appelant les pays islamiques à parler d'une même voix et de reseter la main dans la main pour construire un Moyen-Orient où règnent la stabilité et la paix.
Le chef du conseil des députés bahreïni, M. Khalifa Ben Ahmad al-Dhahrani, a fait noter que la levée du blocus de Gaza est devenue une exigence internationale, appelant les organisations internationales y à mettre fin.
Le chef du conseil des députés yéménite, M. Yahia Ali al-Raey, a appelé les mass médias arabes à faire entendre la voix des Arabes dans le monde entier et à dévoiler les pratiques israéliennes.
Source: sana