Apprendre à gérer son diabète durant le ramadan

10:05 - August 10, 2010
Code de l'info: 1970413
France(IQNA)- Malgré les avertissements médicaux et en dépit de l'avis religieux, certains fidèles atteints de diabète insistent à observer le jeûne durant le mois de ramadan. Comme chaque année, le Comité consultatif pour le diabète émet des recommandations que les patients doivent suivre durant cette période de l'année.
Apprendre à gérer son diabète durant le ramadan
France(IQNA)- Malgré les avertissements médicaux et en dépit de l'avis religieux, certains fidèles atteints de diabète insistent à observer le jeûne durant le mois de ramadan. Comme chaque année, le Comité consultatif pour le diabète émet des recommandations que les patients doivent suivre durant cette période de l'année.
Dans le monde musulman, 54 % des patients souffrant de diabète de type 1 et 86 % de ceux atteints de diabète de type 2 observent le jeûne du ramadan et cela en dépit des avertissements médicaux et de l'avis religieux, selon l'étude Epidiar (Épidémiologie du diabète durant le mois de ramadan), effectuée entre 2001 et 2004 sur 12 914 patients.
Ces chiffres sont d'autant plus alarmants qu'un jeûne s'étalant sur douze, voire quatorze heures peut entraîner une hypoglycémie et parfois même une hyperglycémie (surtout si le patient souffre de diabète de type 1), si les médicaments ne sont pas pris d'une manière régulière.
Cela pourrait causer un évanouissement ou une acidocétose (élévation excessive de l'acidité du sang due à une accumulation d'éléments appelés corps cétoniques et observée surtout lorsque les individus restent une longue période sans s'alimenter), auxquels s'ajoutent des problèmes liés directement à la carence en eau et en sels minéraux, comme les thromboses, ou encore le risque de développer un infarctus du myocarde.
Le Comité consultatif pour le diabète a émis à cet effet des recommandations qui ont fait l'objet d'une conférence de presse organisée par les laboratoires Sanofi-Aventis à l'hôtel Le Vendôme Intercontinental.
Ont pris la parole au cours de cette rencontre, les Drs Akram Echtay, président de la Société libanaise d'endocrinologie, de diabète et de lipides, Ibrahim Salti, chef du service d'endocrinologie et de métabolisme à l'hôpital de l'Université américaine de Beyrouth, Sami Azar, endocrinologue à l'hôpital de l'Université américaine de Beyrouth, ainsi que le cheikh Amin Kerdy de Dar el-Fatwa.
Selon les recommandations émises par le Comité consultatif pour le diabète, ne peuvent pas jeûner: Les patients atteints de diabète de type 1, qui prennent 3 à 4 doses d'insuline par jour, surtout si leur glycémie est instable (brittle diabetes); qui utilisent une pompe à insuline; qui prennent plus de 3 ou 4 doses d'insuline par jour et qui souffrent d'acidocétose.
Le danger est moindre pour les patients qui prennent l'insuline et le médicament régulièrement, qui ne sont pas victimes d'acidocétose ou d'hypoglycémie et qui ne prennent pas plus que deux injections d'insuline par jour. Il est toutefois préférable que ces personnes s'abstiennent de jeûner.
Les patients atteints de diabète de type 2: qui ont des troubles de la fonction rénale, une rétinopathie ou des problèmes du système nerveux; qui souffrent d'une hypoglycémie sans qu'ils n'en aient pour autant conscience; qui ont déjà subi une crise cardiaque ou une neuropathie; qui ont souffert récemment d'une hyperglycémie, ceux dont le taux de glucose a dépassé 300 mg/dl au début du mois ou ceux qui prennent des injections multiples.
Ne doivent également pas jeûner: les personnes vivant seules, de crainte qu'elles ne trouvent pas assistance au cas où elles sont sujettes à des crises rénales, ou un infarctus du myocarde ;
les femmes enceintes ou qui allaitent, même si elles ne sont pas atteintes de diabète ; les personnes ayant un ulcère actif ; les personnes souffrant de tuberculose ; les personnes souffrant d'asthme ; les personnes ayant des troubles rénaux ; les personnes atteintes de cancer ; les personnes atteintes de troubles cardiaques ; les personnes ayant des problèmes au foie ; les personnes souffrant de maladies mentales ou psychiatriques.
Source: lorientlejour
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