Préparatifs pour l’inscription du Ta’zieh sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO

13:23 - August 20, 2010
Code de l'info: 1977183
Téhéran(IQNA)– Le directeur du bureau pour la sauvegarde et la renaissance de l’héritage moral et naturel de l’organisation de l’héritage culturel de l’Iran a annoncé la réalisation des préparatifs pour l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO du Ta’zieh, théâtre religieux relatant la tragédie de l’Achoura.
Lors d’un entretien avec l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), Yadollah Permon, directeur général de l’inscription des œuvres, de la sauvegarde et de la renaissance de l’héritage moral de l’organisation de l’héritage culturel, de l’artisanat et du tourisme, en annonçant cette nouvelle, a précisé : « Nous avons fait tous les préparatifs et nous espérons que cette question soit abordée lors de la prochaine conférence des pays membres qui aura lieu au mois de novembre au Kenya et qu’elle soit enregistrée au niveau mondial. »
Il a souligné que le bureau de la sauvegarde, de la renaissance et de l’enregistrement culturel, de l’artisanat et du tourisme était un bureau en relation avec l’héritage culturel de l’Iran pour le protéger. Il a ajouté : « Concernant la question de l’héritage culturel, une des question qui s’est posée récemment est l’héritage moral ou intangible. »
Permon, en faisant allusion à l’adhésion de l’Iran à la convention de la sauvegarde de l’héritage culturel et moral en 2003 et à ce que l’Iran était membre de cette convention, a déclaré : « L’Iran a commencé ses activités depuis cette date mais bien entendu, cette question de l’héritage moral était connue bien avant. »
Le directeur du bureau pour la sauvegarde et la renaissance de l’héritage moral et naturel de l’organisation de l’héritage culturel de l’Iran a déclaré : « Pour donner une signification de l’héritage moral, il faut dire que l’héritage moral est une partie de l’héritage qui n’a pas de signes d’apparence mais en réalité, il est la base et la forme qui engendrent l’héritage matériel. »
En se référant à la convention de 2003, il a dit : « Selon cette convention, l’héritage culturel immatériel comprend 5 catégories. La langue est la cause pour répandre les coutumes orales, les arts réalisables, les cérémonies, les coutumes, les sciences anciennes en relation avec la nature et le monde ainsi que la propreté dans la fabrication de l’artisanat sont ces 5 catégories. »
Permon en déclarant que l’Iran avait appliqué le contenu de cette convention, a ajouté : « Nous pensons qu’il y a certains cas comme l’héritage culturel qui ne sont pas insérés dans cette convention. »
En réponse à la question : Pourquoi le Ta’zieh (théâtre religieux relatant la tragédie de l’Achoura) a été envisagé pour cette inscription mondiale, il a répondu : « Le Ta’zieh illustre simplement ces 5 catégories qui ont été citées. Le Ta’zieh, en dehors de ses aspects religieux, est considéré parmi les arts appliqués car dans le domaine de la réalisation, il peut être réalisé dans les différents langages des participants. »
Le directeur a continué : « Dans le Ta’zieh, la langue est utilisée comme un instrument pour répandre des chansons et des chants religieux et il y a une certaine coutume dans la réalisation de ce travail. Ces 3 éléments satisfont les exigences de la convention de 2003 pour l’inscription mondiale. »
Pour terminer, il a conclu : « La dernière nouvelle que nous avons sur ce dossier est que le texte final est arrivé en Iran et nous attendons la décision finale de la conférence du mois de novembre. »
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