Malaisie: une avancée pour l'islam et pour les femmes
Malaisie(IQNA)- Début juillet de cette année, Najib Razak, Premier ministre de la Malaisie annonçait la nomination de deux femmes à un poste de juge auprès des tribunaux de la charia (syariah), ou tribunaux islamiques fédéraux.
Les tribunaux islamiques, qui constituent l'une des deux branches de l'appareil judiciaire du pays, sont compétents pour toutes les matières relevant de la charia, c'est-à-dire des principes islamiques.
Les associations féminines, à commencer par la mienne, Sisters in Islam (SIS), se sont félicitées de cette mesure longuement attendue, car les femmes rencontrent de multiples problèmes dans les tribunaux islamiques, surtout s'agissant d'affaires de la famille. Dans le cadre de ses revendications pour la justice et l'égalité des musulmans, le SIS réclamait ces nominations depuis 1999 et plus.
Les lois civiles de la Malaisie relèvent du gouvernement fédéral. Mais la Constitution fédérale accorde aux 13 États du pays une compétence dans deux domaines : le foncier et les lois applicables aux « personnes professant la foi islamique », ce qui signifie les questions relevant du droit de la famille comme le mariage, le divorce, la tutelle et l'héritage.
Les tribunaux de la charia n'ont pas compétence pour ce qui est des non-musulmans, tandis que toutes les questions relatives à la pratique de l'islam ne passent pas devant les tribunaux civils.
Il convient d'observer que le Coran enjoint aux juges de recourir à leur sagacité lorsqu'ils rendent la justice, Allah recommandant «quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité » (s. 4, v. 58). Le verset souligne l'aspect justice sans préciser si le juge doit être homme ou femme. Il n'y a donc pas d'obstacle à ce que des femmes siègent dans les tribunaux de la charia, comme elles peuvent le faire depuis longtemps au civil.
Source: saphirnews