Le pasteur Terry Jones, qui dirige le "Dove World Outreach Center", en Floride, a annoncé qu'il comptait mettre le feu à 200 exemplaires du livre saint musulman à l'occasion du 9ème anniversaire des attentats du 11 septembre.
"Ne brûle pas le Coran", lance vendredi sur sa "une" le quotidien "Le Temps" à l'adresse de l'initiateur du projet, taxé d'''extrémiste" et de "fou mécréant".
Son confrère "Assabah" qualifie l'acte projeté de "provocateur et grave" qui "dénote une vision étroite et superficielle quant aux conséquences qu'il peut engendrer sur la sécurité et la stabilité dans de nombreuses régions du monde".
Le journal estime que l'initiative du pasteur américain, qui coïncide avec l'Aïd Al Fitr (fête marquant la fin du mois de Ramadan) célébrée par plus d'un milliard de musulmans de par le monde, est "humiliante non seulement pour les musulmans, mais aussi pour toutes les religions, tous les peuples et pour la dignité de l'homme".
Il s'interroge sur les mobiles de "cette résurgence croissante de l'animosité envers l'islam et les musulmans", en dénonçant "cette fièvre de l'islamophobie qui se dissimule derrière le paravent de la liberté d'opinion et d'expression", mais qui "nuit aux relations entre le monde islamique et l'Occident".
Les deux journaux appartiennent au groupe de presse détenu par le gendre du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, Mohamed Sakhr El Materi, promoteur de la radio coranique "Zitouna" qui prône "la fraternité, la modération et la tolérance".
Stigmatisant cette "mobilisation haineuse contre la nation islamique", le Parti démocratique progressiste (PDP) met en garde quant à lui contre les conséquences de ce qu'il considère comme "un crime moral et religieux".
Cette formation de l'opposition légale en appelle au gouvernement américain tout autant qu'à ceux des pays musulmans pour s'opposer et stopper cet "acte incendiaire".
Source: tempsreel